Reconstruction du Nord-Ouest et du Sud-Ouest : les partenaires du Cameroun sont partants

Salle des Conseils de cabinet de l’immeuble abritant les Services du Premier ministre, chef du gouvernement hier en mi-journée. Une quinzaine de membres du corps diplomatique et d’organisations internationales sous la conduite du doyen du corps diplomatique, par ailleurs ambassadeur du Gabon au Cameroun, S.E Paul Patrick Biffot. Ceux-ci représentent ce qui est communément appelé « la communauté des partenaires ». Face à eux, une dizaine de membres du gouvernement et de proches collaborateurs du Premier ministre. Au menu de cette concertation, la reconstruction des régions du Nord- Ouest et du Sud-Ouest. Dans son propos introductif, Joseph Dion Ngute a fait à ses hôtes, l’historique de la situation de ces deux régions en proie depuis un peu plus de trois ans à une crise née de légitimes revendications corporatistes pour se muer à une « surenchère politique » avec des visées sécessionnistes. Une situation qui a eu de nombreuses conséquences sur des populations innocentes qui, aujourd’hui, payent le lourd tribut de ces dérapages. Au rang de celles-ci, le Premier ministre, chef du gouvernement a cité les nombreuses pertes en vies humaines enregistrées, la destruction du tissu social et économique des deux régions, de nombreuses populations qui ont été obligées de quitter les deux régions pour trouver refuge dans des zones plus sécurisées à l’intérieur du territoire national et parfois à l’étranger. Pourtant, a rappelé le chef du gouvernement, les pouvoirs publics sous l’impulsion du président de la République n’ont ménagé aucun effort pour apporter des réponses, dont certaines sont allées au-delà des revendications qui étaient formulées.

Face à cet état de choses, « le gouvernement a élaboré un plan structuré permettant de répondre aux besoins urgents et essentiels de ces populations » a souligné le Premier ministre. Au rang des mesures qui ont été prises, Joseph Dion Ngute a cité le Plan d’assistance humanitaire d’urgence « qui trouve un écho favorable auprès des populations bénéficiaires. Au rang des autres mesures envisagées, il y a la reconstruction des deux régions. À l’issue de la concertation d’hier, les interlocuteurs du gouvernement ont indiqué leur disponibilité à accompagner le Cameroun dans le processus de reconstruction des deux régions concernées. « Il s’agit de poser les premiers actes qui peuvent en entraîner d’autres », a notamment indiqué le chargé d’Affaires de l’ambassade de France, Philippe Larrieu à la fin de la rencontre. Les partenaires du Cameroun se sont félicités de ce que le retour à la paix se fait de façon progressive dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest. Celle-ci étant indispensable à leur déploiement dans le cadre du plan gouvernemental qui est en train d’être mis en oeuvre en faveur des deux régions.

La phase de la reconstruction doit intervenir au lendemain du Grand dialogue national qui a été convoqué du 30 septembre au 4 octobre 2019 par le président de la République. Au lendemain de cette importante assise, une caravane de paix, conduite par Son éminence le cardinal Christian Tumi dans le Nord- Ouest et Mgr Andrew Nkea, vice-président de la Conférence épiscopale nationale du Cameroun et évêque du diocèse de Mamfé, pour le Sud-Ouest. Les deux hommes d’église ont du reste été reçus avant-hier par le Premier ministre, chef du gouvernement, avec qui ils ont fait le point le point de l’évolution de la situation sur le terrain

Lutte contre la circulation illégale des armes: les armuriers aux côtés du gouvernement

Ils s’engagent à collaborer avec les pouvoirs publics pour assainir le secteur en raison de l’enjeu sécuritaire.

La réaction des armuriers était attendue, après la rencontre initiée par le ministre de l’Administration territoriale (MINAT), Paul Atanga Nji. En effet, vendredi dernier au cours d’une concertation avec les responsables d’armureries, le MINAT a une nouvelle fois dénoncé la recrudescence de ventes illégales d’armes, le non-respect de la réglementation, entre autres.

Au regard de ces constats, une décision portant interdiction de vente d’armes dans six régions du pays avait été prise par le MINAT, le 04 avril dernier. Après ces différentes mesures et méthodes, dans le but d’assainir ce secteur névralgique, en application des hautes instructions du chef de l’Etat, le Collectif des armuriers du Cameroun se dit désormais prêt à accompagner le gouvernement.

De fait, l’enjeu sécuritaire autour de la vente incontrôlée d’armes est majeur. Et selon le constat fait par les pouvoirs publics, il y a des armureries qui ont reçu l’autorisation pour la commercialisation des armes de chasse, mais qui importent et vendent des armes de guerre. En outre, estime le MINAT, d’autres ne tiennent plus le fichier d’identification de leurs clients, et certains armureries traitent même avec les bandits de grand chemin.

Ces horsla-loi louent des armes pour perpétrer des braquages et des vols à mains armées, et se partagent le butin après leurs forfaits ».  Face à ces exactions, le président de la République, Paul Biya, garant de la sécurité de tous les citoyens, a prescrit un assainissement rapide et urgent du secteur.

Concrètement, de l’avis de Fernand Belibi, président du Collectif, les armureries seront informatisées, afin de permettre au MINAT de suivre en temps réel, les stocks et les ventes des armes et munitions. Aussi, les armuriers s’engagentils à faire des enquêtes de moralité avant le recrutement de leur personnel.

Par ailleurs, toutes les armureries devront aussi utiliser les mêmes documents comptables, afin de faciliter le contrôle des stocks et l’identification des clients.

La mise en application de ces mesures et leur respect strict par les armuriers euxmêmes pourraient amener le chef de l’Etat à accéder à la doléance qu’ils ont formulée lors de leur réunion avec le MINAT : la réouverture de leurs magasins.

People-To-People Exchanges: Cameroonians Integrate Smoothly Into Chinese Society

Numbering about 700 in the city of Guangzhou, they are engaged in different activities.

Relations between Cameroon and China are quite good, with increasing political and business exchanges between the two sides. This is also reflected in people-to-people interaction, especially amongst the Cameroonian community in Guangzhou, the sprawling capital city of China’s southernmost Guangdong Province. Denis Patrick Noah is a Cameroonian who has been in China for 10 years. Noah is a contractor who supplies construction material, electrical equipment and provides housing services. He also undertakes projects with the technical support of professionals.

“Cameroonians in Guangzhou are well organised and meet regularly,” he told Cameroon Tribune in Guangzhou recently. “They number about 700, with most of them being students who are not registered members,” he explained. According to Noah, the local Cameroonian community can be divided into two broad categories: “Those who understand why they are in China are earning their living well. But others do not appear to know why they came. They live their lives anyhow, not bothering about the future,” he pointed out. “We have no problems with the Chinese because they are very welcoming, open and hospitable,” Noah stated. He advised that to integrate into Chinese society, it is important to begin by learning the language as it facilitates interaction and transactions.

A Cameroonian lady who did not want her name mentioned, also said she had no problem living with her Chinese friends. The woman, who buys clothes, artificial hair, shoes, etc and resells them in Cameroon, said her major concern was the difficulties in securing Chinese visas. “I know many Cameroonians who are eager to come to China to do business or study, but cannot because of lack of visa. Government should negotiate with China to facilitate movements for our people,” she appealed.

Meanwhile, the Dengfeng Community Family Integrated Services Centre, a charity based in Guangzhou, helps in smoothening settling down procedures for foreigners. Hai Ge Wang, the Project Supervisor, told Cameroon Tribune that the centre offers Chinese language classes and organises football matches between Chinese and African teams. “Our team of four social workers also facilitates schooling and residence permit acquisition for Africans. Last year, we assisted almost 7,000 Africans,” Wang disclosed.

Retour à la paix dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest Mauvaises influences de l’extérieur

On a finalement vu ces mains, invisibles au départ. Celles-là ont tenté une intrusion dans le processus de retour à la paix dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. On les a vus et entendus, surtout au mois d’avril 2019, à travers résolutions, déclarations, pressions ou simplement du chantage. Le Parlement européen n’était pas loin de cette ligne « d’injonctions assorties de chantage », pour reprendre les mots du ministre de la Communication, René Emmanuel Sadi. L’institution européenne, par le biais d’une résolution, avait dirigé « affirmations gratuites et récriminations infondées, contre les autorités camerounaises et les forces de défense et de de sécurité ». Ce, alors que toutes les énergies étaient déployées pour la stabilité dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Le gouvernement a donc condamné cette tentative d’ingérence dans les affaires intérieures du Cameroun. Le ministre des Relations extérieures, Lejeune Mbella Mbella, face aux chefs de mission diplomatique et organisations internationales accréditées à Yaoundé, l’avait redit avec véhémence le 28 juin 2019. Aux côtés du gouvernement camerounais, le Parlement panafricain par la voix de son président. Roger Nkodo Dang, avait indiqué que cette démarche était inadmissible en diplomatie.  Plus loin, il avait conclu sur deux points : « Le premier point, c’est la déstabilisation d’un pays du continent africain, je pense qu’il s’agit du Cameroun. Le second point, c’est le problème de l’homosexualité et le lesbianisme qui reviennent dans la résolution du Parlement européen». Le Sénat et l’Assemblée nationale du Cameroun étaient également montés au créneau pour fustiger ces démarches vis-à-vis d’un Etat souverain.

Organisation mondiale de la Propriété intellectuelle: le vice-directeur général chez le PM

Le Cameroun abrite dès ce matin, 4 juin 2019, et ce jusqu’à demain, une tableronde régionale sur le développement des indications géographiques (IG) en Afrique. Les travaux qui se dérouleront sur le thème : « Les indications géographiques en Afrique : enjeux de développement territorial, d’intégration économique et de commerce », verront la présence de Mme Wang Binying.

Le vice-directeur général de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (Ompi) est en effet arrivée pour la circonstance il y a quelques jours. Hier en début d’après-midi, elle a rendu une visite de courtoisie au Premier ministre, chef du gouvernement, Joseph Dion Ngute.

Le vice-directeur général de l’Ompi a tenu à saluer le rôle du Cameroun, tant au niveau des organismes sous-régionaux en matière de propriété intellectuelle qu’au sein de l’Ompi, tout en se félicitant de la qualité des relations entre notre pays et cette organisation qui a son siège à Genève en Suisse. « La table-ronde qui s’ouvre demain, (aujourd’hui, Ndlr) vise à aider les producteurs locaux, dans le domaine de l’agriculture, de l’artisanat et dans d’autres domaines, à mieux appréhender les marchés extérieurs », a souligné le vice-directeur général de l’Ompi.

Il s’agissait donc de présenter au Premier ministre, les avantages de ce système de valorisation des produits agricoles que sont les indications géographiques. « Un produit qui est marqué d’une indication géographique gagne beaucoup plus de valeur économique sur les marchés. Ce qui fait que le pays d’où il est issu devient une destinée privilégiée. Cas pratique du poivre de Penja et du miel blanc d’Oku produits au Ca meroun, comme elle l’a relevé.

La table-ronde qui s’ouvre ce jour est conjointement organisée par l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (Oapi), l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (Ompi) et l’Organisation régionale africaine de la propriété intellectuelle (Aripo). Il s’agira pour la cinquantaine de participants venue d’une vingtaine de pays parmi les Etats membres de l’Oapi et de l’Aripo d’échanger et réfléchir sur le développement des indications géographiques en tant qu’outils de promotion et de commercialisation des produits de qualité issus de l’agriculture et de l’artisanat africain.

Il s’agira par ailleurs de sensibiliser les acteurs invités sur l’intérêt des indications géographiques pour la valorisation des produits locaux. Mme Wang Binying était accompagnée du directeur général de l’Oapi, Denis L. Bohoussou.