Des journalistes formés sur la Corruption dans le secteur foncier

L’ONG Transparency international a organisé un atelier de formation des hommes de média les 25 et 26 août derniers à Kribi.

Ils ont quitté Kribi avec de nouvelles techniques en matière d’investigation et de lutte contre la corruption dans le secteur foncier. Pendant deux jours, les journalistes camerounais, une vingtaine, ont bénéficié d’une formation dont l’objectif était de renforcer leurs capacités en technique d’enquête des cas de corruption et pratiques assimilées et leur impact dans le secteur foncier au Cameroun. Les travaux de Kribi étaient organisés par Transparency international. L’ONG fait constater qu’au Cameroun les investissements agro-industriels, l’exploitation minière et certains investissements de l’élite affectent négativement les utilisateurs coutumiers de leurs terres. Les données issues du Centre d’assistance juridique et d’action citoyenne de Transparency international démontrent que la corruption est une pratique très répandue à la fois dans les transactions foncières et au niveau de l’administration foncière.

Le rôle des médias est donc primordial dans la promotion de la bonne gouvernance et l’éradication de la corruption. Durant deux jours, les participants ont reçu des méthodes de travail en ce qui concerne les exigences éthiques et professionnelles. « Les journalistes doivent avoir une meilleure connaissance de la législation foncière et du secteur foncier. C’est ainsi qu’ils sauront détecter les cas de corruption et pratiques assimilées », a souligné le directeur exécutif de Transparency international, Roger Ngoh Yom.

Maroua: les responsables RDPC en poste

Il leur a été recommandé de mobiliser les militants en vue d’un vote massif en faveur du parti lors des prochaines élections.

Hamadou Hamidou, Issa Balarabé et Sali Daïrou sont respectivement les présidents des sections RDPC du Diamaré Centre 1, Diamaré centre 2 et Diamaré Centre 3 à Maroua. Elus au terme des opérations du renouvellement des organes de base qui se sont déroulées du 1er août au 2 octobre 2015, ils ont été installés à leurs postes ainsi que les présidents des sections OFRDPC et OJRDPC le 17 août 2016 par le ministre Yaouba Abdoulaye, chef de la délégation permanente RDPC dans le Diamaré. A tous ces responsables en qui la base a fait confiance, il a été demandé de se mettre au travail sans attendre, de veiller sur l’encadrement des militants et autres populations afin que tous, comme un seul homme puissent se lever le moment venu et plébisciter le parti de Paul Biya. 

Face à l’enthousiasme que les populations de Maroua ont manifesté à l’occasion de l’installation  de ces responsables du parti, les membres de la délégation permanente du RDPC dans le Diamaré se sont vus dans l’obligation de scinder cette cérémonie d’installation en deux phases, aucune salle de réunion ne pouvant contenir cette immense foule. Ainsi donc, l’acte 1 a été joué au quartier Pitoaré dans la salle des conférences du Cercle municipal où ont été installés Hamadou Hamidou et Sali Daïrou ainsi que leurs équipes, tandis que l’acte 2 a eu lieu à la permanence du parti sise au quartier Founangué où Issa Balarabé, l’homme au bonnet rouge, et son équipe ont pris fonction. A tous, il a été demandé un sens élevé de rassemblement afin de garantir au RDPC les succès dans les échéances électorales à venir.

Nigeria’s Buea Consulate General Not Closed

Officials say no act has been deposited by the Nigerian government ordering the closure of the Buea diplomatic mission.

 

Contrary to rumours of closure, the Consulate General of Nigeria for the South West and North West Regions of Cameroon remained open yesterday (1 September, 2016) and went about its daily business with the current Consul General, Dan Wari Nwazim, on sit in his Bokwaongo office. Their eight official staff and the local 22 employees were at work. Cameroon Tribune was in their office and contacted an official in the Consulate General and was told that there has been no closure of the mission whatsoever.

Early this week, stories drummed wild by word of mouth and on some local tabloids that the Buea Consulate General, one of the three Nigerian Diplomatic  missions that cater for over four million Nigerians in Cameroon, after the Yaounde High Commission and the Douala Consulate was one of the seven earmarked for closure. A Diplomat at the Consulate, who explained the criteria for closure of a diplomatic mission to include the fact that a commission must be sent from the mother Country to evaluate the assets, establish the liabilities and report back home for and act to be dressed up ordering the closure of the mission. None of that has been seen in the Consulate General in Buea so far, our source disclosed.

It happened that, on taking over at the helm of Nigerian Federal Government last year, the Buhari Government declared financial austerity to include the closure of seven diplomatic missions that did not meet certain criteria. Such criteria good for closure as indicated by the Nigerian committee set up for that purpose included those missions without property like  buildings and land, missions not generating up to a certain amount of money through visas and passports, a mission that might have been closed at least once in the past 20 years.

Of the five criteria, the Buea mission fails only one that of not making money on visas and passport owing to the policies between the two countries whereby citizens from both countries can visit vis versa for up to 90 Days without any visa. So, there is no genuine need except people are staying longer.

An Act Of Good Citizenship

Yesterday, the Director General of Elections met the press to give a balance sheet of the ongoing voter registration process.

 

As per the law, the registration for the 2016 calendar year begun on January 1, ended last Wednesday, August 31, 2016. Although officials of ELECAM, the nation’s elections management body were rather upbeat about their performance during this period by its increased number of voters on the elector’s lists, the situation is far from satisfactory.

There is an obvious significant increase in the number of new voters registered compared to the same period last year; but that is good as statistics have it. The real problem, however, is to get a considerable number of voters, consistent with international standards, which matches with a Cameroonian population which is in the threshold of 24 Million this 2016. Reasonably and taking into consideration that the youthful nature of the population, one would have, even in the most conservative estimation, put the voting population at around 10 Million and even above.

But successive initiatives taken by ELECAM to get citizens enjoy this natural birth right of participating in the choice of those to govern them have generally never attained the desired results. There have been seminars, workshops and noisy campaigns, but citizens would not budge! By helping set up ELECAM, government was trying to hands off any role in the organization of elections and in so doing hoped that the suspicions citizens held when the said organization was done with very overt government participation would be dissipated and thus bring on board all those suspecting citizens.

The present state of affairs purveys a very negative image of the entire electoral system because it leaves the impression that something is wrong; otherwise how can one explain that Cameroonians, known for their interest in politics and the advancement of democracy, show so little interest in an organized electoral process. Furthermore, registering for elections is a foremost act of responsible citizenship because in is through elections that we fully express our opinion on who and when our leaders or representatives should be selected.

On the other hand, those who continue to criticize those in power and for whom they did not even care to vote because of their apathy to the electoral process, must hold themselves to blame, simply because in so doing they help get undeserving representatives to power whereas they votes might have helped get more credible and accepted people into representative positions.

Insécurité dans l’Adamaoua: la mise en garde du gouverneur

Kildadi Taguiéké Boukar étant mardi à Martap nouveau fief des enlèvements pour annoncer la risposte.

Deux enfants ont été lâchement assassinés à Martap, il y a quelques jours. Fils d’éleveurs, ils avaient été kidnappés par les bandits qui demandaient des rançons pour leur libération. Comme leurs parents ne se sont pas exécutés, ces innocents ont été abattus par les hors-la-loi. Martap est l’une des huit unités administratives du vaste département de la Vina. La ville, connue pour son gisement de bauxite qui sommeille dans la chaîne de montagnes qu’on aperçoit au loin et qui constitue la limite naturelle avec le village de Minim, dans le Djerem, est également un grand bassin d’élevage de bovins dans la région. L’un des plus importants avec Belel, Banyo et Nyambaka. Cette localité située à 110 Km de Ngaoundéré est un  vaste territoire de plus de 3 000 Km2 enclavé. Pour y aller, il faut au minimum quatre heures de temps. Les malfrats veulent faire de Martap un « Far West », une zone de non-droit. Ils y dictent leur loi. Dans les années 1990-2000, il ne se passait quasiment pas une semaine sans qu’on annonce des attaques de coupeurs de route de ce côté-là. Depuis quelques mois, les malfrats ont changé de mode opératoire. Ils procèdent à des enlèvements de personnes, généralement des enfants de grands bergers préalablement ciblés qui deviennent ensuite des otages. Les malfaiteurs exigent la libération de leurs proies contre de fortes sommes d’argent. 

Ces bandits volent également le bétail, pillent les récoltes. Conséquence, agriculteurs et éleveurs fuient les villages pour se réfugier au centre-ville de Martap ou alors à Ngaoundéré. A cette veille de rentrée scolaire, l’inquiétude plane. Les établissements scolaires sont également ciblés. Tout le tissu économique de la localité est dévasté. Des dizaines des familles, déplacées du fait des exactions des malfrats, ont été présentées au gouverneur. Lundi dernier, accompagné du préfet de la Vina, Justin Mvondo et de son état-major, Kildadi Taguiéké Boukar, a présidé une réunion de crise à la place des fêtes de Martap. Les chefs traditionnels, les forces vives,  les membres des comités de vigilance, sont venus suivre son message délivré sous une pluie battante. Le gouverneur a demandé à la population de collaborer franchement avec les autorités administratives et les forces de maintien de l’ordre en dénonçant les individus suspects. Pour éliminer cette insécurité rampante, un train de mesures a été égrené. Les effectifs des policiers, des gendarmes et des militaires seront renforcés et leurs moyens d’interventions vont être accrus. Les comités de vigilance seront redynamisés. Le gouverneur a demandé aux chefs de village et aux leaders religieux de jouer franc-jeu en dénonçant les suspects. Pour montrer la détermination des pouvoirs publics d’éradiquer ce phénomène, il a remis aux comités de vigilance le matériel de lutte contre ce grand banditisme qui veut saper les efforts de développement de cette localité.