Un pas important

L’inauguration du barrage hydro-électrique de Liouesso, par le président Denis Sassou Nguesso, marque une nouvelle étape dans la construction du potentiel énergétique congolais. On sait que les délestages de Brazzaville, la capitale congolaise, étaient devenus difficiles à gérer dans un contexte où le Congo dispose d’un réseau électrique de 42,5% auquel quatre ménages sur 10 sont connectés selon une étude de la Banque mondiale publiée récemment. On sait également que le barrage d’Imboulou (120 Mégawatts) ne pouvait plus combler toutes les attentes.

Dès lors, le barrage de Liouesso situé dans le département de la Sangha à 830 kilomètres au nord du Congo a vocation à produire l’énergie électrique qui commençait à faire défaut. Il est le troisième barrage congolais après celui de Moukoukoulou (74 Mégawatts) situé dans la Bouendza au sud du pays et celui d’Imboulou (120 Mégawatts) logé à 250 kilomètres au sud du pays.

Certes, le barrage de Liouesso n’a qu’une puissance installée de 19,9 Mégawatts. Néanmoins, les autorités congolaises comptent le mettre à contribution pour accroître la production d’énergie électrique nationale mais aussi et surtout pour booster l’économie du département de la Sangha reconnu comme le deuxième pôle économique du pays après Pointe-Noire, le pôle pétrolier. Il s’agit notamment de conduire le courant de Liouesso aux villes de Pekola et Ngombé qui  abritent deux grandes scieries. Lesquelles justifient le statut de deuxième pôle économique de la Sangha. Pour concrétiser leurs ambitions énergétiques, les autorités congolaises envisagent la construction du barrage de Shoélé d’une capacité de 600 Mégawatts  dans le département de la Sangha et celui de la Sounda dans le Kouilou d’une capacité de 1000 Mégawatts. Ce potentiel est censé faciliter la mise en place d’une Zone économique spéciale (ZES) dans le département de la Sangha. Il est également susceptible de générer des emplois.

Germany: Angela Merkel’s Party Reaches Coalition Deal

German Chancellor, Angela Merkel’s  CDU/CSU yesterday, February 7, 2018 entered a coalition agreement with centre-left Social Democrats, SPD. The sharing of key ministries was the last major hurdle towards forming a coalition, the BBC reported. The agreement looks set to end more than four months of wrangling since inconclusive elections last September. Under the deal, SPD could control six ministries, including Finance and Foreign Affairs. However, the SPD’s 460,000 members will have a final say through a postal vote in the coming weeks on whether to accept the coalition deal.

Tchad : Idriss Deby Itno décrète l’Etat d’urgence à l’Est

Au cours d’une visite effectuée dimanche, 18 août 2019 dans le Sila et le Ouaddaï, le président tchadien, Idriss Deby Itno a déclaré l’état d’urgence dans ces deux provinces frontalières au Soudan en proie à une vague d’affrontements communautaires. D’une durée de trois mois, cette décision a pour but de mettre un terme à un conflit qui ne cesse d’envenimer les rapports entre éleveurs et agriculteurs. A en croire la présidence, ces violences en cours depuis le 9 août dernier ont déjà fait plus de 50 morts. De quoi pousser le numéro 1 tchadien à frapper du poing sur la table. « Dès maintenant, nous allons déployer des forces militaires qui vont assurer la sécurité de la population dans la zone. Dès que je quitte la province de Sila, il faut désarmer tous les civils de la zone », a-t-il indiqué. Dans la batterie de mesures prises par Idriss Deby Itno figure également l’interdiction de circulation à moto dans les provinces concernées par ces incidents et la suspension des chefs des deux cantons à l’origine de ces violences.

Le président tchadien indexe l’instabilité qui prévaut au Soudan depuis plusieurs mois déjà. « La cause principale de ce conflit intercommunautaire est liée au désordre qui dégénère au Soudan », dénonce-t-il. D’après Idriss Deby Itno, le pays connaît un afflux d’armes en provenance de ce pays mais aussi de la Libye et de la Centrafrique. Cette flambée de violences survenue à l’est du pays intervient suite à la découverte des corps sans vie de deux jeunes éleveurs. A l’occasion d’une conférence de presse donnée le 9 août dernier, le président tchadien avait promis de mettre à rude épreuve tous ceux qui tirent profit de cette situation. « C’est une guerre totale que nous devons engager contre ceux qui portent des armes et sont à l’origine des morts d’hommes », a-t-il indiqué.

L’essentiel et l’accessoire

Bulletin

Les députés de l’opposition ont remué ciel et terre pour obtenir la  démission du président malgache, Hery Rajaonarimampianina. Ils ne l’ont pas obtenue. Ils ne pouvaient pas l’obtenir pour une raison simple. On ne peut pas accuser le chef de l’Etat d’avoir initié des lois lui garantissant une victoire à l’élection présidentielle de novembre 2018 et exiger immédiatement sa démission.

De même, il n’est pas juste  de faire  porter au président de la République  la responsabilité des  décès survenus le 21 avril dernier et lui indiquer la porte de sortie. Tandis que la Haute cour constitutionnelle n’avait pas encore tranché. Alors que les causes des deux décès du 21 avril dernier n’avaient pas encore été élucidées.

L’opposition a voulu privilégier l’accessoire face à un chef d’Etat légaliste et soucieux de respecter le contrat de confiance qui le lie à ses électeurs. «  Il y a des millions de gens qui ont voté pour moi. Ce serait vraiment trahir cette volonté du peuple malgache que de démissionner » avait alors répondu le président malgache à ses détracteurs.

L’essentiel aujourd’hui, dans la Grande île, c’est de sortir de la crise issue de la contestation des nouvelles lois électorales. Une crise amplifiée par la contestation bruyante des députés de l’opposition à la Place du 13 mai.

La communauté internationale en a pris la mesure en dépêchant ses émissaires Joaquim Chissano pour le compte de la Communauté de développement des Etats de l’Afrique australe (SADC), Abdoulaye Bathily et Ramtane Lamanra sous les couleurs de l’Union africaine ainsi que des envoyés  spéciaux de l’Organisation des Nations unies et  de l’Union européenne.

Les négociations menées sous l’égide de la communauté internationale ont abouti à un projet d’accord censé permettre une évolution paisible vers la prochaine présidentielle. Que ce projet d’accord prenne la forme d’un gouvernement de transition  à la suite d’un accord qui devrait être entériné d’ici le 31 mai prochain, les Malgaches n’y trouvent aucun inconvénient.

Surtout qu’il a été approuvé par le président de la République et les deux figures de proue de l’opposition à savoir, Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana.

L’essentiel consiste aussi, pour les principaux acteurs de la crise, à respecter leurs engagements et à maintenir fermement le cap vers les prochaines élections afin qu’elles se préparent et se déroulent dans la sérénité.