Congo: Mokoko opte pour le silence devant la barre

Après trois jours de procès, le général Jean-Marie Michel Mokoko et ses avocats ne prennent toujours pas la parole face aux juges et ne participent non plus aux débats. Emprisonné depuis deux ans déjà pour atteinte à la sûreté de l’Etat, l’ancien chef d’état-major de l’armée congolaise et candidat à la présidentielle de 2016, l’accusé a plutôt choisi de s’exprimer dans une correspondance rédigée depuis sa cellule. «Ce n’est pas à la justice que j’ai à faire mais à l’arbitraire», a-t-il dénoncé.

Mali : un nouveau tournant

Commentaire.

L’organisation de la conférence d’entente nationale du 27 mars au 2 avril prochain coule de source. Le Mali va certainement mettre à profit cette rencontre pour réunir toutes les composantes de la nation et faire le point de la mise en œuvre de la signature de l’accord de paix et de réconciliation du 15 juin 2015.

Il  est clair que le processus de paix évolue au rythme de la tortue. La preuve en est que les premières autorités intérimaires censées rétablir l’autorité de l’Etat dans les régions du nord du pays n’ont pu être installées qu’à la fin du mois de février à Kidal. Parmi ces autorités intérimaires, figurent des représentants du gouvernement malien, ceux des groupes armés favorables à ce gouvernement, ainsi que les représentants de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA). Lesquels se sont toujours fait violence pour renoncer à leurs velléités indépendantistes. L’installation des intérimaires constitue pourtant une phase de la normalisation censée être parachevée par le redéploiement de l’administration et de l’armée malienne au nord du pays, de même que par la mise à disposition des services publics aux populations et l’organisation des élections afin que les autorités provisoires soient remplacées par des élus.

Or, on relève encore des résistances. Le drapeau malien n’a pas été hissé à Kidal. De même, les intérimaires ne s’entendent pas, comme s’ils avaient des agendas différents. Cependant, le gouvernement malien n’a pas perdu l’espoir de relever le défi de la cohésion sociale. De ce point de vue,  la conférence d’entente nationale s’annonce comme un nouveau tournant dans le processus de normalisation. Au-delà des rivalités tribales et des luttes de positionnement, le gouvernement de Bamako tend la main à tous les Maliens pour construire ensemble la nation selon les lois républicaines unanimement reconnues dans l’accord du 15 juin 2015. Ce n’est pas un hasard si les axes de réflexion des assises de la fin du mois portent sur la paix, l’unité et la réconciliation nationale. Ce n’est pas non plus un hasard si le débat national a vocation à aboutir à la création d’une charte qui consolide la paix et l’unité.

Une nouvelle ère

Bulletin

Le second tour de l’élection présidentielle d’avant-hier ouvre de nouveaux horizons pour la Sierra-Léone. On sait que le président sortant, Ernest Bai Koroma, qui achève son deuxième mandat à la tête du pays n’a pas pu se représenter.

S’il est clair que l’issue du scrutin s’annonce incertaine, il demeure établi que les votants ont eu à choisir entre Samura Kamara, le candidat de l’APC (All People’s Congress ), le Congrès de tout le peuple, le parti au pouvoir, ayant remporté 42,7 % des suffrages au premier tour et le candidat de l’opposition, l’ancien général Julius Maada Bio, qui avait obtenu 43,3 % des voix.

Entre les deux finalistes de la présidentielle, le duel est d’autant plus serré que la campagne électorale a été marquée par des échauffourées entre partisans des deux camps et une résurgence des tensions ethniques. De même, si le candidat de l’opposition a distancé son rival au premier tour, l’APC frôle la majorité absolue des voix à l’Assemblée nationale, selon les résultats partiels des élections législatives qui ont également eu lieu le 7 mars dernier.

Les Sierra-léonais n’ont pas oublié que les préparatifs du vote avaient été suspendus le 24 mars dernier par la justice à la suite du recours d’un avocat de l’APC. Mais compte tenu du retard pris dans l’organisation du scrutin, la commission électorale nationale avait réclamé et obtenu un délai de quatre jours pour organiser le second tour de la présidentielle.

Qui plus est, le candidat de l’opposition avait fait monter la pression, en accusant le président sortant de pousser la Sierra- Léone au bord du chaos par des manoeuvres dilatoires.

Toujours est-il que la Sierra-Léone est appelée à tourner la page des antagonismes pour relever les défis qui l’interpellent. Quel que soit le président élu, celui-ci aura à coeur de relancer la lutte contre la corruption et de contrecarrer les effets de la chute des cours mondiaux des matières premières.

Il s’agit aussi de consolider la reconstruction du pays dont la guerre civile s’est soldée par 120.000 morts au cours de la période de 1991 à 2002 et d’adoucir les chocs engendrés par l’épidémie d’Ebola entre 2014 et 2016.

Tchad: grève des transporteurs à N’Djamena

Les chauffeurs de taxis, de bus et les agences de transport de la capitale tchadienne  observent depuis hier deux jours de grève pour protester contre l’augmentation des prix du carburant à la pompe.

Cette hausse des prix du carburant fait suite à une disposition de la loi des finances 2018 qui fait passer le litre de gasoil de 568 F à 590 F et celui de l’essence de 523 F à 570 F. Le mouvement d’humeur entamé hier a été massivement suivi et pourrait s’étendre à d’autres villes du pays.h