Eau et Energie : l’exigence de performance

Le personnel devrait être plus déterminé et engagé. Basile Atangana Kouna l’y a invité lors de la cérémonie de présentation de vœux jeudi dernier.

La cérémonie de présentation de vœux de Nouvel an au ministre de l’Eau et de l’Energie (Minee), Basile Atangana Kouna par son personnel a été l’occasion de plus pour dresser le bilan et parler de perspectives de ce département ministériel.

Le Minee a demandé à son personnel d’être plus performant, engagé et déterminé. Parce que dit-il, il est question de faire du ministère, un catalyseur du développement économique et social. A cet effet, les résultats devraient encore être plus concrets en 2018 et même les années à venir.

Basile Atangana Kouna a donc rappelé que dans le cadre du programme Offre d’énergie, conçu pour rattraper le déficit en énergie électrique, les travaux de construction de la plupart des grands ouvrages, notamment le barrage réservoir de Lom Pangar, l’aménagement hydroélectrique de Memve’elé et la centrale hydroélectrique de Mekin sont achevés.

« La finalisation des ouvrages d’évacuation d’énergie y afférentes qui reste permettra à court terme de résoudre de manière définitive les problèmes d’étiage que connait le pays », a-t-il expliqué. Tout en indiquant que le processus de démarrage d’autres projets est en cours.

Pour ce qui de l’accès à l’eau en eau potable est envisagée. Il s’agit notamment du projet d’alimentation en eau potable de la ville de Yaoundé et ses environs, à partir du fleuve Sanaga.

SIC Housing: Available For Better Accommodation

The corporation continues its march towards providing modern housing to Cameroonians

 

Cameroon’s urban statistics are an indication of the need to address one of the difficult issues affecting the country; housing. The fast growing urban population in Cameroon is in dire need of housing as demand largely supersedes supply. Founded in October 1952, the Cameroon Real Estate Corporation (Société Immobilière du Cameroun, or SIC), is still implementing the housing policy defined by the Government.

In this regards, SIC has been designing garden cities while focusing its activity on social housing for all Cameroonians. Under the supervision of the Ministry of Housing and Urban Development, SIC is waxing strong and greatly involved in building low cost residential houses for Cameroonians in all the ten regions of the country.  SIC is said to have set as target to build 100,000 homes by 2022. So far some 30,000 quality houses have been built across the national territory with affordable rents, in the towns of Yaounde, Douala, Ebolowa, Bertoua, Garoua, Maroua, Buea, Limbe and Edea.  SIC is one of the oldest citizen-friendly housing corporations in Cameroon.  A personal solution for accommodation problems for bachelor, married (with or without children), widower or divorcee as well as craftsman, those in liberal professions, business persons, wage-earner and civil servants amongst others.

With an annual population growth rate of 2.6 per cent, and an annual urbanisation rate of 3.5 per cent, the issue of housing remains a major problem in Cameroon. SIC’s relentless efforts is to continue to provide Cameroonians with low income housing. Projects are being developed to construct a SIC lodging at the Bastos-Yaounde residential neighbourhood known as the Fébe Complex. It is a project to build to build 112 luxury homes, including two 16-storey buildings. SIC management also envisages the building of a 50-apartment, 13-storey at the Hippodrome neighbourhood known as the Mfoundi Complex. The construction of another set of medium-standing apartment buildings is envisaged at the southern entrance to the Cité Verte neighbourhood, consisting of 80 apartments on three 12-storey. This will be referred to as the Nkolbikok Complex.

Cameroon Real Estate Corporation also have plans to construct a 40-apartment, 12-storey  building, with T4 and T5 apartments, measuring between 115 m2 and 145 m2, in the town of Mefou in the outskirts of Yaounde. Within the framework of the development of existing residential areas, the construction of one medium-standard building is envisaged on an available piece of land at the Cite-Verte neighbourhood (Abiergue Complex).

Alain Nteff: The Game Changer Of Maternal Mortality

He was only 20 when he developed a mobile application called Gifted Mom.

 

Alain Nteff, Co-founder and Director of Gifted Mom, at 22, became multiple award winner. At 24 now, Nteff and his team have grown heights impacting pregnant ladies and mothers – in fact, the health sector as a whole. The computer engineer, graduate of the National Advanced School of Engineering, Yaounde, is referred to by CNN as the « Saviour of Cameroon’s mothers. » His app offers free mobile antenatal and immunization updates to pregnant ladies and mothers in some 34 health centres across the country.

He was worried by the high infant and maternal mortality rate in his community and wanted to help alleviate the problem by developing Gifted Mom. The app offers services such as the vaccination tracker, breastfeeding info and general antenatal care. It counts over 20,000 users, with experts dotted in 34 health centres in five regions of the country – Adamawa, Centre, Far North, North, West and South West. Gifted Mom is now present in 51 per cent of the country’s urban areas and 49 per cent of rural areas.

The 24-year-old and his team have leapfrogged infant and maternal health education through the use of mobile phone-based technology. The application has gained national and international recognition. The latest was the Commonwealth Telecommunications Organisation prizing Gifted Mom as best ICT Youth E-health application programme in all of Commonwealth in September 2016. Since becoming an Anzisha Fellow in 2014, Alain’s venture has received increased media attention from media outlets like the Huffington Post, CNN, and Forbes Afrique. 

It has also grown immensely in terms of revenue from a pre-revenue of $3,000 in 2015 to a projected revenue $150,000 in 2016. He has also been recognized by the Queen of England as a Queen’s Young Leaders Award recipient, the World Economic Forum as a Global Shaper, and by Google as a Student Ambassador.

Ya-Fe 2017: annulé pour raison de sécurité

Annoncée le 16 décembre, reportée au 18 puis au 24 décembre dernier, la foire n’aura finalement pas lieu. L’organisateur indique n’avoir pas obtenu l’autorisation du Mindef.

Ya-Fe 2017 est annulé. C’est la quintessence d’un communiqué rendu public par le directeur de l’évènement, Olivier Essomba, le 23 décembre dernier. En effet, apprend-on dans le document, la fondation Interprogress, organisateur de l’évènement, n’a pas obtenu l’autorisation nécessaire du ministre délégué à la présidence de la République chargé de la Défense.

La cause principale repose sur des raisons sécuritaires autour des sites choisis pour accueillir Ya-Fe.

A savoir, le Palais des Sports de Yaoundé, la foire de Tsinga et même le Boulevard du 20 mai. « Le premier site que nous avons sollicité était le Palais des Sports de Yaoundé pour lequel nous avons signé une convention en juin.

Mais à la veille de l’ouverture nous avons reçu une lettre du sous-préfet de Yaoundé II nous demandant de nous installer à la foire de Tsinga. Le gouverneur quant à lui nous a orientés vers l’esplanade du stade Omnisports », a expliqué Thiery Ndong, responsable de la communication à la fondation Interprogress. Le site de la foire de Tsinga étant en chantier et l’esplanade du stade occupée par des foires, la fondation a donc opté pour le Boulevard du 20 mai. Mais le 22 décembre dernier, une correspondance du sous-préfet de Yaoundé III, demande aux organisateurs d’obtenir au préalable l’autorisation du Mindef.

Une fois saisi, le Mindef a, d’après Thiery Ndong, expliqué que les contraintes de sécurité ne permettaient pas d’organiser Ya-Fe au Boulevard du 20 mai. Alors que plus de 100 stands avaient déjà été dressés sur les lieux, ainsi que des jeux et autres manèges, les organisateurs ont décidé d’annuler l’édition 2017 de Ya-Fe. Une décision prise à regret, au regard de nombreux manques à gagner enregistrés tant au niveau de la fondation Interprogress que des exposants.

« Nous avons déjà remboursé environ 13 millions de F aux exposants jusqu’ici », a révélé notre source. Les Petites et moyennes entreprises (PME), notamment celles venues du grand Nord et même du Pakistan n’ont pas pu écouler leurs marchandises. « Cependant nous proposons à certains de venir exposer à la Foire internationale des affaires et du commerce de Doaula, en mars 2018, moyennant des taux préférentiels », a-t-il poursuivi. Les artistes qui avaient déjà signé des contrats attendaient de se produire pour obtenir leur cachet.

Café camerounais: la rançon de la gloire

Ce produit du terroir a remporté plusieurs prix à l’étranger, mais aujourd’hui les producteurs ploient sous les commandes, difficiles à satisfaire

 

Le directeur général de l’Union centrale des sociétés coopératives agricoles de l’Ouest (Uccao), François Mefinja Foka, ne cache pas sa joie. Et pour cause, il vient de rééditer l’exploit de 2015 en faisant rayonner à l’international le Cameroun pour la qualité de son café. En effet, l’Uccao a remporté deux prix dont le Gourmet d’or pour le café Délices et un diplôme d’honneur pour le café force 2. Le concours était organisé par l’Agence pour la vulgarisation des produits agricoles (Avpa) à Paris. Sur les 21 pays en compétition qui ont présenté 160 marques de café torréfié à la vingtaine de dégustateurs professionnels qui composent le jury, « le café produit et transformé au Cameroun par l’Uccao a été le plus apprécié », confie François Mefinja Foka.

Après ces récompenses, les commandes internationales affluent. Une autre source de bonheur pour les producteurs de l’Ouest en principe. Sauf que l’Uccao se heurte à une réalité peu gaie : la qualité de ses produits est de loin supérieure à la quantité. Pour illustration, une entreprise espagnole a déjà passé une commande de 100 000 tonnes annuelles alors que la production actuelle de l’Uccao est d’environ 30 000 tonnes par an, avec 25 000 tonnes de café robusta, et 5 000 tonnes de café arabica. Pourtant, la relance était bien amorcée entre 2007 et  2012, avec une moyenne de 50 000 tonnes de café, dont 40 000 tonnes de robusta, et 10 000 à 15 000 tonnes de café arabica.  Pour expliquer cette situation, Mefinja Foka indique que de 2007 à 2012, des appuis directs avaient été remis aux organisations de producteurs en termes d’engrais, de pesticides, d’appui à la production des plants et de formation à la maîtrise des itinéraires techniques pour obtenir le meilleur café au finish.

Maintenant, l’Uccao a vu son budget regresser de trois milliards à moins d’un milliard. La structure espère un nouveau soutien du ministère de l’Agriculture et du Développement rural pour relancer sa production et satisfaire sa demande extérieure. En interne, il faut aussi relancer des mouvements coopératifs des producteurs qui sont désorganisés par les joutes électorales inachevées. Des défis à relever pour valoriser ces prix remportés par le café Camerounais. Il est question pour l’Uccao de profiter de ses récompenses à l’international pour accroître ses rendements. C’est d’ailleurs l’une des préoccupations de la 65e session de l’Ag ordinaire de l’Uccao tenue il y a quelques jours à Bafoussam.