La démonstration américaine à Promote

Le pavillon pays attire du beau monde. 1800 visiteurs hier.

Le pavillon Etats-Unis avec son thème évocateur « Mobiliser le pouvoir du partenariat au Cameroun » a eu droit hier en matinée à la visite de quelques membres du gouvernement. Notamment le secrétaire d’Etat aux Travaux publics et le ministre de la Promotion de la Femme et de la famille, Marie Thérèse Abena Ondoua. Les personnalités accompagnées de l’ambassadeur des Etats-Unis au Cameroun, Michael Stephen Hoza ont fait le tour du pavillon américain qui regroupe 26 stands occupés par 22 entreprises. Des structures mettant en exergue l’augmentation des opportunités commerciales et d’investissement au Cameroun. Des sociétés intervenant dans divers domaines notamment l’énergie, la construction, l’expertise-conseil, les communications, les produits de consommation, l’agriculture, les technologies de l’information, la cybercriminalité et les cosmétiques.

Dans le domaine de l’énergie, une des entreprises présentes expose son savoir-faire dans le développement des énergies renouvelables, notamment l’énergie solaire. Selon son responsable, la structure dispose de l’expertise pour l’alimentation en énergie solaire aussi bien des villes que des campagnes. Le secteur de la construction, présent dans le pavillon, offre une expertise pour l’aménagement de stades.

Selon le diplomate américain, son pays offre un vaste marché intéressant pour les opérateurs économiques camerounais dans divers domaines. En outre, il évoque cet autre programme « Power Africa » en cours avec le pays qui, selon lui, a été créé  pour alimenter près de 60 millions de foyers en énergie. De ce fait, c’est une nécessité et même une priorité de promouvoir le secteur privé camerounais. Michael Stephen Hoza a notamment ajouté que le seul secteur capable de créer l’emploi est le secteur privé. « Nous voulons renouer avec nos anciens partenaires et développer de nouvelles relations d’affaires », a ajouté l’ambassadeur des Etats-Unis. Pour cette quatrième journée, c’est près de 1800 visiteurs qui sont venus découvrir le savoir-faire américain.

Croissance: les promesses de l’agro-industrie

Son potentiel et sa contribution au développement du Cameroun au cœur d’une rencontre économique ouverte hier à Douala

 

Dans le prolongement de la conférence économique internationale de Yaoundé en mai 2016, la ville de Douala abrite depuis hier 1er juin 2017 et ce jusqu’à demain 3 juin, la 2e rencontre du Club Afrique Développement. Une plateforme lancée par le groupe marocain Attijariwafa Bank, pour fédérer les acteurs économiques mais aussi les opérateurs internationaux qui souhaitent développer des courants d’affaires et/ou des investissements en Afrique.

Pour ces assises de Douala, le thème est « Agro-industrie : potentiel et contribution à la croissance économique. » Lors de son allocution d’ouverture hier, le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana a notamment rappelé que le gouvernement camerounais a mis en place un environnement institutionnel et normatif propice à l’investissement et au développement de l’agro-industrie à travers des textes, des structures et autres mécanismes. Il a aussi présenté les potentialités du Cameroun en quelques chiffres. Entre autres, le Cameroun possède près de 17 millions d’hectares de forêts exploitables et sur 6,2 millions d’hectares de terres arables, 20% seulement sont cultivées à ce jour. De plus, le pays présente un marché intérieur potentiel de plus d’un milliard d’habitants en tenant compte des différents accords commerciaux internationaux.

Lors des panels, particulièrement le premier, le secteur privé à travers le Gicam, Ecam, la Chambre de commerce, a émis le souhait de voir des actions concrètes dans le développement de l’agriculture de façon générale, un secteur qui « occupe 60% de la population camerounaise et s’il avait été bien encadré, on n’aurait pas autant de chômage au Cameroun », estime Protais Ayangma, président du groupement des Pme, Ecam. Des Petites et moyennes entreprises qui sont au centre des préoccupations d’Attijariwafa, selon Mohammed Mejbar, Directeur général de SCB Cameroun.

Distribution des produits pétroliers: Aucune inquiétude pour la RCA

Une partie des installations de la Société nationale de raffinage (Sonara) à Limbe a été détruite par les flammes, le 31 mai 2019. Depuis lors, le gouvernement camerounais s’emploie à éviter une quelconque instabilité dans la distribution des produits pétroliers. Pas d’inquiétude donc à se faire pour les consommateurs locaux et même ceux des pays clients de la Sonara. Une assurance que Herbert Gotran Djono-Ahaba, ministre du Développement de l’Energie et des Ressources hydrauliques de la République centrafricaine (Rca), a reçue du ministre de l’Eau et de l’Energie (Minee), Gaston Eloundou Essomba mardi, 18 juin 2019 à Yaoundé. « Nous sommes venus échanger sur les dispositions pratiques à prendre pour des nouveaux dispositifs en ce qui concerne l’importation des produits pétroliers et le ravitaillement de notre pays », a expliqué le ministre centrafricain.

L’entretien aura duré près de 45 minutes. Suffisant pour convaincre la délégation hôte de ce que l’incident survenu à la Sonara ne va pas mettre en péril le ravitaillement de la Rca en produits pétroliers. C’est donc un air serein qu’affichait Herbert Gotran Djono-Ahaba au sortir de sa rencontre avec le Minee. « Le ravitaillement de la Rca sera effectué comme d’habitude. Donc, je pense qu’il y a un schéma en cours qui va être validé par le gouvernement camerounais », a-t-il confié à la presse.

Priorité aux produits du terroir

Pour nourrir sa famille de 10 personnes, cet agent d’entretien au lycée bilingue de Yaoundé  privilégie les produits locaux et le poisson.

Le panier de la ménagère d’Agnès-Charlotte Zibi n’est jamais le même chaque jour. Toujours en quête de bonnes affaires, elle n’hésite pas à changer ses menus en fonction de la saison et des prix sur le marché. « Il m’arrive souvent de quitter la maison avec un menu en tête.  Si le prix de mes courses est trop élevé et que je trouve quelque chose de moins cher, je change mon menu », explique-t-elle. En effet, pour assurer le repas quotidien d’une famille de 10 personnes avec un budget de 80 000F, Agnès-Charlotte Zibi doit savoir s’adapter à l’offre sur les marchés. En général, son panier de courses comprend « du riz, des arachides et du poisson ». Selon elle, ces aliments sont adaptés aux familles nombreuses car ils sont accessibles. En outre, à chaque fin de mois, ses postes de dépenses sont sensiblement les mêmes : un sac de riz, deux sceaux d’arachides, du poisson frais, du poisson fumé, de l’huile, un peu de viande et des légumes de saison. « Je n’arrête pas le montant de mes dépenses à l’avance. Tout est fonction des prix pratiqués sur le marché », ajoute-t-elle.

Cependant les produits locaux ne manquent pas dans le panier de courses de cette ressortissante de la région du Centre : « Je ne saurai me passer du manioc, plantain, macabo… Ce sont les produits qu’on cultive chez moi. Ils sont toujours présents dans mes menus d’autant plus que mon mari n’aime pas le riz ». Ainsi, il arrive qu’à côté d’un plat de riz fait pour les enfants, cette mère de famille cuisine aussi du manioc ou du macabo pour son époux. Et puisqu’il faut faire plaisir à tout le monde, Agnès-Charlotte Zibi concoctera à l’occasion, un plat de haricot pour le bonheur des plus petits.

Accord bilatéral Cameroun/Union européenne: seulement 80 entreprises mises à niveau

On est bien loin de l’objectif et l’équation de financement demeure difficile.

Environ 80 entreprises enregistrées dans la perspective de la mise en œuvre des Accords de partenariat économique bilatéral entre le Cameroun et l’Union européenne. La tendance n’est pas bonne du tout au regard du cahier de charges assigné au Bureau de mise à niveau avec une estimation d’environ 600 entreprises appelées à renforcer leurs capacités. La moisson est visiblement maigre. Chantal Elombat, directeur du Bureau de mise à niveau se défend : « Ce cahier de charges est surréaliste, comparativement à ce qui se passe ailleurs. Toutefois, il faut reconnaître que les entreprises ne mesurent pas encore l’impérative nécessité de se préparer à la concurrence avec l’entrée en vigueur de l’Accord de partenariat avec l’Union européenne ».   La mise à niveau prescrite dans le volet développement de l’ APE repose sur un diagnostic global.

Les équipements sont évalués pour apprécier l’organisation de la production et contrôler la qualité des produits. La situation financière est faite pour observer le bilan, la politique commerciale est passée au scanner pour analyser la politique de distribution du produit, la conformité à la réglementation et l’impact environnemental sont également soupesés. Toutes choses qui permettent à l’entreprise de bien affronter la concurrence. Malheureusement, dans le cadre de l’APE, les chefs d’entreprise traînent les pieds parce que la mise à niveau est essentiellement volontaire, a insisté mardi dernier Chantal Elombat, dans le cadre du forum Douane/entreprises.   

Depuis deux ans, c’est pratiquement le statu quo, confie une source crédible. Les caisses du Bureau de mise à niveau seraient vides. Pas de ressources, évidement, pas de moyens d’action. L’Union européenne avait concédé le déblocage pour la mise à niveau de 60 entreprises. Cet argent tombe au compte-goutte, argumente notre source. En plus, les procédures de décaissement sont lourdes et lentes. Nos informateurs parient que les ressources promises ne permettront même pas de relever le niveau d’une quinzaine de sociétés sur les 60 pour lesquelles l’EU a pris les engagements. Au niveau de l’Etat, c’est la même difficulté à honorer les engagements. Nos sources confirment que c’est un passage à vide au Bureau de mise à niveau depuis deux ans. La phase pilote du programme avait bénéficié du soutien technique de l’ONUDI et celui de l’UE avec une contribution du gouvernement camerounais pour un montant global de deux milliards de F. C’était pour le compte de 2009-2012.