Agro-alimentaire et transformation locale: on s’inspire du modèle brésilien

Grâce au dynamisme de son agro-industrie, le Brésil est la huitième puissance économique mondiale. Le Cameroun a besoin de cette expertise pour développer ce secteur et atteindre l’autosuffisance alimentaire.

C’est donc naturellement que le sujet était au centre de la rencontre du 9 avril dernier entre le ministre des Petites et moyennes entreprises de l’Economie sociale et de l’Artisanat Minpmeesa et l’ambassadeur du Brésil au Cameroun, Vivian Loss Sanmartin.

Le ministère de petites et moyennes entreprises veut s’inspirer du modèle de développement de l’agro-alimentaire et de la transformation locale des produits agricoles au Brésil. « Nous comptons identifier les types de machinisme employés par les agro-industries du Brésil pour voir ceux qui intéressent  nos Pme et qui sont capables de booster leurs entreprises, réduire les importations, créer une autosuffisance alimentaire et par là, des emplois », a affirmé Achille Bassilekin III au sortir de l’audience.

D’après l’ambassadeur du Brésil, la coopération dans le domaine agricole est d’autant plus réaliste que les deux pays présentent des similitudes dans ce secteur. « Nous produisons presque les mêmes spéculations, notamment le manioc et le maïs», a déclaré Vivian Loss Sanmartin.

Autre axe de coopération évoqué au cours de l’audience, le secteur artisanal. « Le Brésil a une industrie artisanale développée. A travers leur expérience dans ce secteur, nous pouvons tirer profit de la coopération entre nos deux pays pour mieux exploiter et optimiser nos centres artisanaux », a poursuivi le ministre.

Les échanges se sont également étendus sur la gestion des coopératives. « A partir du réseau de coopératives, qui sont des unités de production disséminées à travers le Brésil, nous pouvons inspirer nos coopératives afin de les transformer en de véritables maillons de développement des industries », a conclu Achille Bassilekin III.

Crise des matières premières: il vaut mieux prévenir

C’est l’une des recommandations des banquiers centraux réunis à Yaoundé le 25 janvier. Celle-ci vise à contenir les effets de contagion et accroître la résilience des économies

Depuis une décennie, les économies en développement doivent faire face à une récurrence de crises. Après la crise financière de 2008, la crise de la dette souveraine est survenue deux ans après, pour céder la place aujourd’hui à la crise des matières premières. Depuis 2014, en effet, les économies africaines doivent conjuguer avec la baisse des cours du pétrole. Et pour les pays producteurs, les performances en ont bien pâti. Ralentissement de la croissance, épuisement des avoirs de réserve, dépréciation des monnaies et plus globalement, l’accroissement des risques sur la stabilité financière. Outre les dispositions prises au sein des pays affectés pour gérer la crise (ajustement des politiques budgétaires, augmentation de l’endettement), les banques centrales ont aménagé leurs politiques monétaires afin de soutenir la croissance et alléger les contraintes de financement des Etats et du secteur privé.

Sauf que, de l’avis de certains experts, les politiques économiques traditionnelles ont montré leurs limites devant la récurrence de ces chocs exogènes. Et les banques centrales, ne peuvent plus, dans un tel environnement, se limiter au rôle de maintien de la stabilité monétaire et des prix. De fait, un défi s’impose : aller au-delà des solutions habituelles. Mieux, innover dans les stratégies arrêtées pour gérer ces crises répétitives. C’est dans cet état d’esprit qu’une vingtaine de responsables de banques centrales du continent africain a échangé à Yaoundé le 25 janvier dernier, avec des universitaires. La conférence de haut niveau qui les a regroupés était une initiative de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC).

Les recommandations formulées à l’issue de leurs échanges sont résumées autour de cinq principaux axes : la prévention des crises économiques et financières ; la promptitude des réactions ; la flexibilité des politiques et leur coordination ; la transparence des actions des responsables publics. Pour les banquiers centraux, « prévenir vaut mieux que guérir ». En effet, l’une des suggestions faites est de renforcer les cadres d’analyse et de prévision macro-économiques au sein des banques centrales et des ministères économiques. Ce qui, de par  le constat établi, reste pour l’heure, un des maillons les plus faibles des systèmes décisionnels. Réagir le plus tôt possible dès que les premiers signes de la crise se manifestent serait aussi un atout. Les réformes ne doivent souffrir d’aucune lenteur.

L’autre point de l’ « ordonnance » des banquiers centraux, c’est la nécessité pour les Etats de mettre en œuvre des politiques budgétaires visant à contrer les chocs. Relevant, pour le cas de la CEMAC, que l’absence d’une stratégie appropriée pour gérer les excédents budgétaires en période d’expansion a conduit à une diminution rapide des marges de manœuvre budgétaire des pays de la sous-région. Les banques centrales, elles-mêmes, doivent pouvoir définir une stratégie de communication optimale et être transparentes en matière de politique monétaire et de stabilité financière.

Certification des diamants: le verdict des experts dans un mois

La mission du Processus de Kimberley a achevé son travail le week-end dernier après des descentes sur les sites d’extraction du diamant dans la Kadey.

Mission terminée au Cameroun pour les cinq experts du Processus de Kimberley (PK). « Le verdict de cette visite de revue sera connu au plus tard dans un mois », affirme Maurice Miema, président de la commission dépêchée par le PK. Il s’exprimait ainsi devant la presse, vendredi, dernier, sortant de trois heures d’échanges dans les locaux d’une centrale d’achat de diamant (Gems Africa Sarl) au centre-ville de Batouri. Ses quatre collègues et lui achèvent alors leur descente de 72 heures dans la région de l’Est et le département de la Kadey en particulier. La veille, jeudi 8 décembre, la commission s’est divisée en deux équipes pour visiter les sites actifs d’exploitation de diamant à Boumbé Bakari, Boumbé Château dans la commune de Kentzou et à Gbiti dans la commune de Kette.

A la lumière des échanges auxquels CT a assisté, avec les autorités administratives, les responsables des services déconcentrés du ministère des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique, les collecteurs, les artisans miniers et la centrale d’achat, tout montre que le système de certification du PK est très bien implanté au Cameroun. Reste deux défis majeurs. La simplification des bordereaux destinés aux artisans en tenant compte du confort intellectuel de ces derniers. Il faut qu’ils arrivent à remplir ces carnets aisément sans être obligés de se faire aider par d’autres personnes. Et le convoyage immédiat des feuillets au siège du secrétariat permanent du PK à Yaoundé. Par le passé, l’on attendait que tous les feuillets soient disponibles avant de les convoyer pour l’exportation.

Au sujet de la probable circulation du diamant interdit de la République centrafricaine sur le territoire camerounais, rien ne permet de l’affirmer. Ce sont des artisans de nationalité camerounaise qui sont sur les sites d’extraction en territoire camerounais, même si la frontière avec la RCA n’est jamais loin. Les registres de comptabilité de ces artisans sont bien tenus. Tout comme ceux des acheteurs (collecteurs). Et dernier argument mobilisé par Kisito Mvogo, secrétaire national permanent du PK au Cameroun, « La RCA produit 500 000 carats par an. Nous ne sommes qu’à 2500 ou 3000 carats. Si les allégations des Ong internationales étaient fondées, l’on constaterait une augmentation exponentielle de la production diamantifère du Cameroun ».

Agricultural Challenges: Croplife Cameroon Proffers Solutions

The Minister of Agriculture and Rural Development, Gabriel Mbairobe, on March 27, 2019, signed a partnership agreement with Croplife Cameroon in order to provide solutions to the different problems faced by the agricultural sector in Cameroon, notably pests and disease attacks. The organisation provides methods to fight against plant diseases and improve production while using harmless products for human health as well as the environment.

Croplife Cameroon has as mission to boost sustainable agriculture, train extension agents and wholesalers as well as the fight against counterfeit products and illegal trade. The organisation in collaboration with the Ministry has trained 4,975 persons in the country amongst whom are producers and traders of agricultural products. It has equally drawn up action plans to fight against autumn armyworms.

The convention signing is therefore the formalisation of activities that have been taking place between the Ministry and the organisation for years now. “The signing of this convention goes in line with the extension of actions taken by the government to attain agricultural objectives as recommended in the Growth and Employment Strategy Paper,” Minister Mbairobe said.

Speaking to the press after the meeting, the president of Croplife Cameroon, Henri Fosso said agriculture is an important aspect for economic growth. It is important to adopt safe farming methods that do not necessarily require the use of chemicals. “People need to know what they consume.” Henri Fosso said. Croplife Cameroon, he added, is there to watch and regulate the use of pesticides and ensure they are of good quality. This works towards better agriculture for healthy consumers.

La SNI deviendra un Holding

Au cours de son point de presse, le ministre Ernest Gbwaboubou est également revenu sur  la refondation de la Société nationale d’investissement (SNI). A ce sujet, il a indiqué que le secteur privé sera associé à la refonte de cette société même si l’Etat restera son pilote. « Il s’agira de faire de la SNI une société-mère communément appelée « Holding » avec quatre pôles et une direction dont, un pôle études et business intelligence, un pôle investissements, un pôle gestion participations, une direction administrative et financière et deux Fonds d’investissements avec deux guichets », a-t-il expliqué. Un des fonds annoncés par le Minmidt à savoir le Fonds national d’investissements stratégique (FONIS), dont les besoins en termes de financement s’évaluent à 450 milliards de F pour un début, sera consacré aux projets structurants de l’Etat. Tandis que le Fonds d’appui au développement industriel (FADI) s’occupera des questions liées au capital-risque. Cependant, les investissements de la nouvelle SNI devront être surveillés par un organe de contrôle dénommé COA (Conseil d’orientation et d’approbation). Elle continuera de percevoir ses frais locatifs soit environ 800 millions de F par an a relevé le Minmidt.