Les candidates sont prêtes

Les Miss prennent leurs repères au palais polyvalent des Sports à Yaoundé. Hier sur ce site, elles ont participé aux entraînements pour se familiariser avec les lieux, la finale nationale du concours Miss Cameroun ayant quitté son antre mythique du palais des Congrès. 21 concurrentes parmi lesquelles des jeunes femmes en provenance de la diaspora ont été retenues pour cet événement, mais ce sont 20 prétendantes à la succession de Aimée Caroline Nseke qui sont sur la ligne de départ. La candidate N°21, Stella Danielle Wabo Chegue, Miss Cameroun France a dû se retirer pour des raisons de santé selon les organisateurs.

Placée sous le thème : « Beauté au service de l’excellence, du vivre-ensemble et de la cohésion sociale », la soirée de ce 28 décembre va rendre hommage à Mme Honorine Ayissi, première Miss de l’indépendance du Cameroun. Pour la circonstance, le fils de la dame à l’honneur, le célèbre danseur et chorégraphe camerounais, Ayissi Le Duc, a concocté un spectacle dans le spectacle. En attendant les autres prestations à découvrir demain soir, les candidates se sont livrées depuis plusieurs semaines à de nombreuses activités, démontrant ainsi leur talent dans divers domaines : mini-concours Miss Top Model ou Miss olympique pour dévoiler leurs talents dans la pratique sportive (football, tir à la corde, bras de fer…), une cérémonie baptisée Come Together où elles ont pu échanger sur leurs cultures respectives… Voilà en somme, les moments vécus par ces jeunes dames, dans la période d’avant-compétition. Le reste est à découvrir demain, dès 19h30.

Douala renoue avec le cinéma en salle

Un espace CanalOlympia inauguré le 17 janvier dernier au quartier Bessengue.

A quelques pas du lieu dit Entrée de la Gare à Bessengue, l’ancien cinéma «Le Paradis», rebaptisé plus tard cinéma « L’Eden », est toujours debout. Le bâtiment, dévolu à d’autres usages depuis des années, rappelle une époque dorée aux cinéphiles : celle des sorties cinéma, des avant-premières et autres « coups doubles » lors desquels les sorties du Box-Office faisaient courir.

Ce 17 janvier 2017 est peut-être jour de renaissance. Une nouvelle salle de cinéma a ouvert ses portes aux abords même de la gare ferroviaire. La salle CanalOlympia Bessengué, du groupe Vivendi, a connu sa projection inaugurale mardi dernier, en présence notamment du gouverneur de la région du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua et de l’ambassadeur de France au Cameroun, Gilles Thibaut. A l’affiche, « The Giver », film de science-fiction américain, projeté en version originale sous-titrée en français.

Avant de plonger dans l’aventure, le public, et en particulier la presse, aura appris de Corinne Bach, Pdg de CanalOlympia et vice-présidente de Vivendi Village, que la salle de 300 places offrira trois séances de cinéma par jour (à 14h, 17h et 20h) du mardi au dimanche. En outre, trois projections, les mercredis, samedis et dimanches à 14h seront réservées chaque semaine à un film destiné au jeune public. Enfin, une journée entière sera consacrée chaque mois au cinéma africain. Prix d’entrée : 5000 F pour les avant-premières et 1500 F pour les autres séances.

Selon Corinne Bach, la salle « brassera tous les genres et affichera des films récents sortant le plus souvent en même temps en France. » En extérieur, l’espace pourra être loué à diverses fins, entre autres pour des spectacles, des concerts, etc. La capacité ici est de cinq mille places.

D’après des chiffres communiqués mardi soir par des responsables du groupe Vivendi aux journalistes, le projet CanalOlympia de Bessengue a coûté 500 mille euros, soit environ 328 millions de francs. Les travaux ont été réalisés par une entreprise locale, qui s’est appuyée sur un modèle de construction de salle qui sera dupliqué à l’avenir dans divers autres pays africains.

«Cette tragédie musicale n’est pas une comédie»

Sally Nyolo, artiste-musicienne, ambassadrice de bonne volonté de l’Unicef.

Depuis un certain temps, vous dénoncez le mariage précoce des enfants. Comment est-ce que vous menez ce combat ?

On dit que la musique adoucit les moeurs. Et ce n’est pas un dicton, mais une réalité. Il faut le voir quand on se porte bien ou pas, on fredonne. Comme pour dire que, la musique est un médicament parce que quand on a quelque chose à dire, on peut le faire en musique. J’ai toujours dit que le Bikutsi est un rythme né des femmes. Dans la région du Centre dont je suis originaire, les femmes Bétis, Bassas, Boulous, Ewondos, avaient une façon de se dire des choses. Elles faisaient des cercles et se mettaient au courant des faits importants de leur vie. Notamment de leur mariage, bref de leur quotidien. La musique est donc un tremplin pour nous mettre au fait de nos choses. Alors, J’ai essayé de faire un point sur ce qui se passe et depuis la nuit des temps, le mariage des enfants préoccupe. C’est une espèce de tradition qu’il faut regarder aujourd’hui avec le monde moderne qui avance. Nous les femmes aspirons à cette modernité et cela pose des questions à l’instar de pourquoi ne pas laisser un peu de temps à nos petites filles pour se développer, se former avant de se marier ? Ma mère s’était mariée avant l’âge de 18 ans. On a dû lui rajouter sur son état civil deux ans. Elle me l’a toujours raconté et aujourd’hui, je me rends compte que c’était un sacrifice pour elle.

Quelle est l’ampleur du phénomène au Cameroun ?

L’année dernière, j’ai été nommée ambassadrice de bonne volonté de l’Unicef pour ce dossier en profitant de la CAN féminine pour sortir avec les banderoles et c’était important de voir que tout le Cameroun était derrière pour dire non au mariage des enfants. Je suis allée à l’Est du Cameroun et j’ai rencontré, vu et parlé avec les directrices d’école qui commencent l’année scolaire avec un nombre de filles mais qui en fin d’année constatent qu’il n’y en a plus autant. Parce qu’en cours de chemin, on a préféré, pour de sombres raisons, les enlever de l’éducation. Ce problème n’est pas propre au Cameroun. En me penchant sur le dossier, je me suis rendue compte qu’il est mondial. A l’Etat de New-York, 17 millions de petites filles blanches sont mariées comme nous ici à l’âge de huit ans ou dans le ventre. Je vais me poser au Cameroun pour monter cette tragédie musicale qui n’est pas une comédie. Comme la musique allège, nous soulage, nous y trouverons l’humour pour rire de nous-mêmes. J’ai écrit un album de 18 titres, un engagement personnel qui doit être le support de cette tragédie musicale qu’on crée au Cameroun et qu’on va jouer partout dans le monde. J’ai invité des artistes de renom.

Vous êtes aussi engagée dans l’autonomisation de la femme. Pourquoi toujours la femme?

Depuis mon premier album en 1996, je me suis produite moimême, y compris les arrangements. Je n’ai pas trouvé de maison de disque au moment où je voulais faire des maquettes, j’avais la chance d’avoir un manager qui m’a donné un conseil. Il m’a dit deviens ton propre chef d’entreprise et ça fait 20 ans que j’ai créé mon entreprise. Elle existe au Cameroun à Fébé village qui est un point de rencontre entre artistes ; pas seulement les artistes femmes, parce que je ne suis pas féministe. Notre monde doit être composé des hommes et des femmes. Pour que l’enfant vienne au monde, il faut les deux tout comme lorsqu’il lui faut une éducation sérieuse. Il faut que la femme se prenne en main. Pour cela, il faut qu’elle ait confiance en elle. Et la discussion doit se faire avec les hommes parce que toutes seules, nous n’allons pas réussir à aller plus loin. Avec les TIC, la femme en milieu rural a besoin de s’éduquer un peu plus, pour que cette autonomisation soit effective. Il faut savoir que les chefs d’entreprises sont majoritairement des hommes et il faudra leur complicité et leur compréhension pour que cette parité soit effective.

Des concerts à Yaoundé et Douala. Pourquoi pas à Maroua, Garoua où le phénomène est ancré ?

Je formule la demande de me donner les moyens de le faire à travers cette opportunité qui m’est offerte. Je voudrais le faire dans tout le Cameroun et même partout en Afrique où ce problème se pose. Je suis disponible tout au long de cette année pour ce dossier. J’ai composé tout un album et j’y ai investi comme un chef d’entreprise l’année dernière. Je voudrais aller sur le terrain. Aidez- moi, donnez-moi la capacité, ouvrez-moi les chemins, faitesmoi rencontrer mes soeurs, mes filles, nos officiels pour qu’on puisse discuter. On a besoin de tout le monde.

De quoi parle cette tragédie musicale?

Je me suis appuyée sur nos traditions. En tant que musicienne, je rêve. J’ai imaginé que le Mvet Oyeng, un de nos instruments traditionnels était venu sur terre transmis par nos ancêtres. Pour qu’on écoute les messages qu’il nous donne et le principal message de cet instrument, c’était éduquer les hommes à ne jamais marier leurs enfants avant l’âge de la majorité. Et j’ai mis en scène ce Mvet Oyeng et cette tragédie musicale s’appelle Za’a Yene, qui raconte l’histoire d’une petite fille qui est mariée depuis le ventre de sa mère à un grand chef, Messi Me Nguini. Mais malheureusement, le jour où il frappe sur le mur, Za’a Yene est enceinte de cinq enfants à neuf ans. Une des conséquences du mariage précoce, parce que nos petites filles meurent, leur corps n’étant pas prêt à accueillir un bébé.

Radio communautaire: Nkam FM sur les ondes

Martin N., fils du Nkam, est tout ému. Il a tenté de capter la fréquence à partir de son autoradio, et y est parvenu en stabilisant son aiguille sur 88.0 FM. « Mon village a la radio et ça joue dans ma voiture ! », lâche-t-il alors à la cantonade, comme s’il était le dépositaire d’un trésor. De fait, il l’est, mais c’est un trésor commun. Désormais, Nkam FM est opérationnelle.

La radio communautaire a été inaugurée ce vendredi 17 août à Yabassi par le ministre des Arts et de la Culture, le Pr. Narcisse Mouelle Kombi. Pour le Minac, le nouveau média apportera, à n’en point douter, un renforcement dans le tissu culturel dans une contrée où le vivre ensemble et le multiculturalisme sont, depuis longtemps, des réalités concrètes.

« La radio communautaire Nkam FM pourra contribuer à amplifier les voix des artistes, promoteurs culturels, créateurs des oeuvres d’art et de l’esprit, et contribuer davantage au rayonnement culturel international du Cameroun », a indiqué le ministre des Arts et de la Culture à cette occasion. Il faut ajouter que des postes récepteurs ont été distribués à plusieurs résidents de la localité le jour de cette inauguration. Dotée d’un pylône de 22 mètres de haut, d’une capacité de 2000 volts,

Nkam FM émet un signal qui sera capté dans un rayon de 50km. « Du matériel de dernière génération qui nous vient de la Chine », confiera à CT un responsable du Minac, ajoutant que quelque cinq cents demandes de radios communautaires étaient en attente au niveau du ministère de la Communication.

The Heartless Housewife:When God Steps In…

The 2016 Nigerian movie “the heartless housewife” is about a pretty and sexy woman named Amaka. Amaka is an orphan who is being helped by a kind man who took her in, but her benefactor’s wife will not let her stay in peace as she is being maltreated each day until her benefactor dies. Amaka is even raped by her benefactor’s son and this continued until God smiled on her. Nigerian and Ghanaian actors put their best to offer this emotional movie directed by Tony Piro. “The heartless housewife” is coordinated by Monday Adumaka and for over-an-hour, viewers will watch how God changes Amaka’s life.