Mukolah : Proud Of His Roots, With Good Reason!

“I took to music for the love of it and in order to pass on my message to the public – and I think this is already happening. My life’s dream is coming to pass through music and I feel fulfilled. Thanks to music, I will soon become a star,” says Mangeh Justice Phil, 31, also known as Mukolah. The native of Bih village in Nkambe Central Subdivision, Donga-Mantung Division of the North West Region, has become synonymous with his hit song, “Ah mae mukolah.”

“It is the story of the neighbourhood of the same name in Bih village. Those who hail from there are proud of their origin and generally excel in most spheres of life in our village. With time, the expression has come to refer to “proud” indigenes of Mbumland and Donga-Mantung Division in general,” explains Mukolah.

Mangeh began music in 2009 at the age of 21, doing Afro-pop before turning to traditional African music. In 2015, he began what he calls “Hip-hop Kolah,” singing in his mother tongue, Limbum. “Thereafter, I released the album, “Mukolah” in 2016. It comprises “Ah mae mukolah” (literally meaning “I’m a home child”; Nfuh (a traditional male Mbum dance), Cultural Mbaya, Mbaya Mukolah, Anita, Chopper, “Ee no matter what you see” (what you see does not matter, in Pidgin English),” recalls Mangeh.

“Ah mae mukolah” got him nominations at the 2017-2018 Wimbum Youth Awards in the Best Rapper and Best Cultural Artiste categories. He won the Best Rapper award, receiving a certificate of excellence from the Delegate for Arts and Culture for Donga-Mantung Division at a ceremony in the Nkambe Community Hall.

It was after this that Mukolah opted to promote his culture through “Hip-hop Kolah” with songs like “Mbaya,” “Nfuh” and “Ah mae mukolah.” “Ah mae mukolah is my best track so far – according to public ratings and my own assessment. The song helped in bringing me to limelight,” he recalls.

In order to promote his music, Mukolah fan T-shirts have been emblazoned with “Bokulah” (“home children”) for lovers of culture. Some of the T-shirts have drawings of hunters with spears. “This is symbolic of the fact that most Mbum young men have at some point in their lives practised traditional hunting,” he clarifies. “The T-shirts are not sold, but given out to those who want to promote culture,” he adds.  Mangeh Justice, who is a clearing and freight forwarding agent at Douala Seaport, also has three Afro-pop singles to his credit – “Anita,” “Ee no matter” and “Chopper.”

He has held concerts in Douala and plans to continue to do a video on “Ah mae mukolah,” “which has since become a flagship song for Wimbum people, indigenes of Donga-Mantung Division and the public in general.” He also plans to carry out more promotion of the “Mukolah” album.

Archéologie: un ouvrage sur les richesses du sous-sol

Il a été remis au secrétaire général du ministère des Arts et de la Culture par le DG de l’entreprise Cotco, hier à Yaoundé

 

C’est un ouvrage scientifique qui vient une fois de plus enrichir les connaissances sur le passé du Cameroun et de l’Afrique centrale. Intitulé « Archéologie préventive et patrimoines en Afrique centrale », ce livre s’appuie sur les actes de la Conférence internationale sur l’archéologie préventive le long du pipeline Tchad-Cameroun, qui s’est déroulée du 24 au 26 mai 2011 à Yaoundé. L’ouvrage résulte non seulement des travaux d’archéologie préventive réalisés le long du pipeline Tchad/Cameroun, mais aussi  des expériences d’autres pays d’Afrique centrale où de tels projets sont menés à l’instar du Gabon et de la RCA. Il s’agit là d’un travail scientifique édité par deux maîtres de conférence, éminents enseignants d’archéologie et gestion du patrimoine de l’université de Yaoundé I : Christophe Mbida Mindzié et Raymond Neba’ane Asombang.

C’est au cours d’une cérémonie sobre au musée national de Yaoundé que le directeur général de la Cameroon Oil Transportation Compagny (Cotco), Johnny Malec, partenaire financier, a remis personnellement l’ouvrage au secrétaire général du ministère des Arts et de la Culture, Mouhtar Ousmane Mey, représentant le ministre. Il a aussitôt exprimé sa satisfaction. C’était en présence de plusieurs universitaires et scientifiques. Pour Christophe Mbida Mindzié, cette Conférence était destinée au départ à restituer les travaux du pipeline. « Nous avons réussi à convaincre nos partenaires, étant donné que les éditions des livres scientifiques dans le domaine et de telles rencontres sont rares », a-t-il expliqué.

Le livre milite avant tout pour l’archéologie préventive. Celle-ci permet de sauvegarder les patrimoines par l’étude des archives du sous-sol. L’ouvrage expose la richesse et la beauté du patrimoine ainsi menacé par des grands travaux d’aménagement (exploitation forestière, voies ferrées, urbanisme, etc.). Les résultats des recherches archéologiques, ont permis de découvrir que sur plus d’un millier de kilomètres, de Kribi jusqu’à la frontière tchadienne, il existe d’importants vestiges dans la région proche de Kribi. Comme ce site peuplé depuis plus de 6 000 ans. « On remonte à la préhistoire, aux premières populations de la forêt, parce que jusque là, on a toujours cru que les seuls habitants de la forêt étaient des populations de nomades, chasseurs collecteurs. Mais là, on se rend compte qu’il y avait d’autres populations, des sédentaires agriculteurs. Au final, la forêt n’était pas aussi vide qu’on le pensait », indique Christophe Mbida Mindzié. Des outils taillés, des haches en pierre, de la vaisselle de cuisine en argile cuite et des restes de plantes, sont entre autres objets trouvés lors de la fouille.

A la gloire de… Dieu

Richard Eboa vient de commettre un album consacré à la musique religieuse

 

Rendre gloire à Dieu en chansons. Richard Eboa l’a fait dans l’album « Christ In Glory »  son nouveau produit sur le marché discographique. En 13 titres, il choisit de dénoncer ces « maux qui minent l’Eglise », passages bibliques à l’appui. L’auteur compositeur parle de haine, de division, de jalousie, etc. Il s’interroge sur les comportements des chrétiens et n’arrive pas à comprendre que les fidèles d’une même chapelle puissent se déchirer entre-eux. Il ne parvient pas à justifier le désamour d’un couple uni devant Dieu. Dans ce conflit, il s’interroge sur la réaction du pasteur qui attise la tension dans le couple en  présentant l’époux comme un démon. Richard Eboa emploie le parler le plus basique, le parler jeune dans ce reggae. Pas surpris d’entendre des phrases choquantes ou incompréhensibles comme : «  Laisse ça il veut cogner le pistache d’autrui, c’est tout. Suivez mon regard », peut-on  écouter. Que dire de ceux des bergers qui n’encouragent pas les fidèles à se faire soigner à l’hôpital sous le fallacieux prétexte qu’ils font des miracles ?

Richard Eboa utilise des thèmes et des rythmes non seulement pour dénoncer mais aussi pour célébrer la bonté de Dieu envers ses enfants, malgré leur condition de pêcheur. Entre reggae et zouk, l’auteur promène ses fans dans l’univers de la foi avec un zeste de rythmes traditionnels tels que l’ « essani ». Les amoureux des chants de louange sont servis dans « Christ In Glory »

Dedicace: Les grassfields et le développement humain

Alexandre Djimeli ne tarit pas d’éloges sur l’ouvrage « Les Grassfields du Cameroun: des fondements culturels au développement humain». Et pour cause, l’enseignant d’université estime que le livre dédicacé mercredi dernier à Dschang,région de l’Ouest, est un travail original. Il met en lien l’histoire et les langues des grassfields pour revisite rle vécu anthropologique de cet espace géographique du Cameroun dans son passé, son présentet son futur. La présentation de l’ouvrage s’est déroulée en présence du préfet de la Menoua, Balungeli Confiance Ebune. Contrairement à ce que certains pourraient penser, et même à une confusion qui est souvent faite, les grassfields rassemblent les régions del’Ouest, du Nord-Ouest, une partie du Sud-Ouest (le département du Lebialem) et même une partie de l’Adamaoua. Ces grassfields (peuples de savanes) présentent unecertaine unité écologique, réceptacle d’une multitude d’entités sociopolitiques qui ont en commun unfond culturel avéré. Et les sols y sont très fertiles.

A en croire les auteurs, Jean Romain Kouesso et Zacharie Saha, il est question à travers l’ouvrage de montrer que le développementd’un peuple ne peut être assuré convenablement pour son intérêt, que lorsqu’il prend en compte ses valeurs culturelles intrinsèques,c’est-à-dire qu’on tient compte de son histoire, de sa langue, de ses constructions ethnologiques, de son environnement, bref, de tout ce qui peut influencer l’identité du peuple, parce qu’il est question d’identité. « On met en relation les facteurs culturels par rapport aux problèmes du développement. On analyse tous les aspects du développement et on montre leur influence,leur incidence sur l’appropriation du développement humain. Lorsque nous parlons du développement humain, nous ne parlons pas de croissance, parce que le fait d’avoir les maisons, les voitures, ne veut pas dire qu’on est développé. Nous parlons de l’épanouissement des populations », précise l’enseignant d’université. L’ouvrage a été édité par le Centre international de recherche et de documentation sur les traditions et les langues africaines (Cerdotola). Dans cet ouvrage multidisciplinaire de 444 pages, on a des contributions entre autres de linguistes, d’anthropologues, de politistes, de spécialistes des sciences de l’environnement, d’archéologues, d’ethnologues…Les préfaciers sont Jean-Pierre Warnier connu pour ses multiples publications sur le Cameroun, et le Pr Sammy Beban Chumbow, président de l’Académie africaine des langues. Les deux s’extasient sur la richesse du contenu de l’ouvrage qui se parcour taisément. Le Pr. Lilian Lem Atanga, chef du département de linguistique et de langue africaine à l’université de Bamenda a apprécié l’ouvrage en émettant le voeu qu’il y ait une poursuite du travail, notamment sur l’aspect sociologique qui n’a pas été assez approfondi.

Concert de l’Espoir 2017: des signes et des chansons

La chorale des sourds a donné une prestation au cours du spectacle organisé le 27 avril dernier  par l’artiste David K, au siège de l’association « Hope & Life  » à Yaoundé.

Une soirée en l’honneur des malentendants. Loin d’être un dialogue de sourds, le concert de l’Espoir 2017 a marqué une communion entre le public et les personnes handicapées. Dans les locaux de l’association « Hope & Life » à Yaoundé le 27 avril dernier, l’acte V du concert de l’Espoir a placé la chorale des sourds au-devant de la scène.  12 choristes parmi lesquels l’artiste gospel David K, chef d’orchestre de la chorale et interprète de langage des signes, ont impressionné le public totalement séduit par l’harmonie de groupe constitué de sourds, sourds-muets et malentendants. « Tout près de toi Seigneur, soutiens ma foi », le cantique admirablement exécuté par les fidèles « sans voix » rappelle la bonté et la fidélité de Dieu, et surtout sa miséricorde dans leur vie. Par la suavité de leurs gestes, danses et cadence guidés par l’interprète, les fervents choristes ont démontré que même s’ils n’ont pas de voix, ils peuvent louer avec les gestes et les signes. Occasion pour Prince de Jésus, l’un des célèbres artistes invités à la fête, de renchérir cette confiance à travers son titre « appelle seulement Jésus ». D’autres artistes, à l’instar de Donny Elwood, Sylvie Ebango, etc. ont joint leurs voix à celle de David K dont les prestations ont fait sensation.

La soirée a également marqué un fort intérêt sur le cinéma, avec la projection d’un court-métrage pour sensibiliser le public. Le film met en lumière les problèmes de communication que rencontrent les sourds dans leur milieu social. La nécessité d’apprendre le langage des signes se révèle en filigrane, dans ce film comique de par sa tonalité. « Il s’agit de marquer un grand changement dans le cœur de ces handicapés qui ont soif. À travers ce concert et les activités qui ont précédé, les espoirs ont été comblés », s’est réjoui l’artiste gospel David K.