Whatsapp : la course aux statuts

Une journée difficile au bureau ?  Une satisfaction, bonne action, heureuse nouvelle à célébrer ? Désormais, c’est par statuts Whatsapp qu’on le fait savoir. En images, vidéos, messages et simples émoticônes, chaque utilisateur a sa façon de s’exprimer. Des milliers d’utilisateurs de cette application de messagerie instantanée, en majorité des jeunes, ne se lassent pas d’y partager leurs histoires et émotions au quotidien. En cela, l’application semble même avoir pris le pas sur Facebook. 

Selon les résultats des enquêtes menées par le blog H.CM (Histoires du Cameroun) en février dernier, 83% des mobinautes ouvrent l’application à leur réveil. Le site révèle également que près de 30% des utilisateurs ouvrent l’application plus de 50 fois par jour. « Moi je suis connectée 24h/24. En ligne, je reçois des messages, mais je lis surtout les statuts de mes contacts », témoigne Nathalie Oloe, étudiante. Des statuts événementiels, ludiques, sentimentaux et même règlements de comptes… chacun y va de sa manière. Cette plateforme a la particularité de restreindre la visibilité des publications en limitant leurs accès aux contacts du répertoire. De plus, leur durée de vie sur la plateforme est éphémère : idéal pour ceux qui ne veulent pas laisser de traces. Le nombre de vues étant cependant comptabilisé, beaucoup d’utilisateurs, par discrétion, restent en mode sous-marin. Ils désactivent la confirmation de lecture et se baladent en toute tranquillité entres les statuts… C’est aussi cela la magie de la chose.    

« Utiliser les statuts sur Whatsapp coûte moins cher par rapport aux autres plateformes. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle l’on peut se permettre de publier des statuts à chaque occasion », explique Diyani Mbogos, utilisatrice.

Dédicace: pour l’amour de Lucie

Le roman du Pr. André Mvesso, doyen de la faculté de l’éducation à l’université de Buea présenté le 16 novembre dernier à Yaoundé.

C’est pour sceller son union avec ses lecteurs que le Pr. André Mvesso, doyen de la faculté de l’Education à l’université de Buea a choisi pour cadre la salle des Actes de la Communauté urbaine de Yaoundé pour la dédicace de son ouvrage « Lucie ou le retour au pays ». Un ouvrage qu’il vient de commettre aux Editions L’Harmattan à Paris. Parmi ses invités, le délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine, Gilbert Tsimi Evouna et une partie de la crème universitaire au rang desquels le Pr. Jean Tabi Manga, Pr. Dieudonné Oyono,  Pr. Ebenezer  Njoh Mouelle, Pr. Touna Mama.

Lorsque d’emblée Charles Atangana Manda, le maître des cérémonies présente brièvement l’ouvrage, il se dégage le parfum d’une histoire d’amour de 125 pages, racontée entre Lucie et Solo, personnages principaux. Ceci parce que « Lucie ou le retour au pays » comme l’ont reconnu les panélistes est une ode à l’amour. Pour Aurélien Mvesso Nganti, anthropologue à l’université de Yaoundé I, modérateur, l’histoire imaginée par l’auteur est un roman universel dans la mesure où il parle des problèmes des Camerounais vivant à l’étranger et qui ont du mal à quitter leur nid douillet pour revenir développer leur pays.

C’est pourquoi, le roman d’André Mvesso salue l’engagement de Vincent Solo, brillant avocat au barreau de Paris dans son obsession de retour au Cameroun, parce que hanté par le souvenir de Lucie Ambassa, une adolescente au teint ébène. Un personnage qui incarne l’Afrique dans sa beauté luxuriante.

Cairo Museum : Egypt’s Mark of Nobility

“We used to receive millions of visitors, and raise millions of dollars a year until political problems caused a drop. »

 With this statement by an Egyptian guide at the Cairo museum, the importance of peace and political stability in sustainable development was highlighted.

Located in Cairo on the east bank of River Nile, the museum which contains the most extensive collection of pharonic antiquities in the world, is one of the sites no visitor to Egypt would want to miss. With its variety of objects ranging from carvings and paintings, to statutes and mummies, the museum is in fact, one of the landmarks of Egypt’s pride and cradle of civilization.

The number of tourists that stream to the museum, besides those that rush to Giza to see the pyramids, has caused observers to refer to Cairo as the sleepless capital. With a population of over 17 million, put at 20 million during the week, Cairo with its several attractions besides the museum, has become so congested that a new administrative capital is being constructed. 

While in Egypt, for their workshops and seminars, and participants visited this site for Egypt’s administrative capital. What is going there is in fact, Egypt’s vision and determination to forge ahead as gate way to the rest of Africa and the Middle East. 

The Egyptian museum with its about 160,000 precious objects, has been constantly refurbished, but there are plans to give it a new look in structure and content. From what is available at the museum, the number of people that visit it see and feel the pride of Egypt, none returns home without thinking of what is worth copying from this land of great deeds. Sustainable development demands a vision and will to make things happen. The Egyptians are already doing it. The rest of Africa can, if nations are politically stable, peaceful, patriotic, and above all, committed to development.

Medi 1 radio: une nouvelle fréquence sur les ondes

Depuis quelques mois, c’est une radio méditerranéenne qui s’impose dans les transistors des auditeurs de la ville de Yaoundé.

Elle émet à la fréquence 96.2 FM. Son nom, Medi1radio. Depuis le début de cette année, sa couleur sonore fait grésiller les transistors. Pour les auditeurs inattentifs cette radio est très souvent confondue à la Bbc ou à Rfi. Seules des oreilles averties vous diront qu’il s’agit d’une nouveauté pour les ouïes du pays. Si elle est nouvelle ici, ailleurs elle existe depuis. Basée à Tanger au Maroc, Medi 1 radio a été créée en 1980. En 30 ans, ce média d’information généraliste enregistre d’après lui 30 millions d’auditeurs dans le monde et 3,5 millions dans le royaume chérifien.

Dès 1999, Medi 1 a choisi d’atteindre une cible mondiale d’auditeurs à travers une diffusion en direct sur Internet. Grâce à son centre émetteur de Nador, elle transmet son signal par satellite, en modulation de fréquence ainsi qu’en ondes longues et courtes. En Afrique, ce sont Nouakchott (Mauritanie) et Libreville (Gabon) qui ont eu la primeur. Diffusée en arabe et en français selon les pays, le Cameroun n’a pas pu résister à son expansion. Avec des programmes  comme Les Nocturnes, Génération hashtag, Mozaik, Entr’acte…, la marocaine dispose d’une grille de programme attrayante, de quoi inspirer ses consœurs africaines. Une grille déjà connue en France, Italie, Espagne… Intéressant ! Naturellement, avec une telle programmation et un bon son, Medi 1  ne pouvait qu’être une radio de renom.

50 ans de carrière : Were Were Liking les voit en peinture

Quelque part sur la mer Méditerranée, un bateau plein de clandestins fait naufrage, non loin de la petite île de Lampedusa, située au sud de l’Italie, devenue malgré elle le théâtre de nombreux drames de l’immigration. Dans les eaux glacées, il vomit ses passagers. La toile géante signée de la plasticienne camerounaise Were Were Liking dans le cadre d’une exposition montée à l’occasion de ses 50 ans de carrière, ne fait pas que présenter des corps d’êtres humains sans vie. Elle révèle une noirceur qu’on peine à croire, face à la précarité du contexte et l’exiguïté de l’embarcation : des femmes sont victimes d’abus les plus odieux. Leurs bourreaux, ce sont leurs compagnons de route, les passeurs, et toute autre personne sans foi ni loi inscrite dans cette course à l’eldorado européen. De bout en bout, le tableau reflète une réalité cachée au commun de la société. 

Plusieurs corps dispersés sur les flots agités transmettent un message alarmant : il n’y a pas que le froid et la famine qui condamnent ces voyageurs à une mort quasi certaine. L’exploitation de la moindre parcelle de cette dignité qui leur reste quand ceux-ci ont perdu tout espoir, s’avère fatale. Les survivants de ce cauchemar s’accrochent au premier rocher qu’ils trouvent, appelant au secours d’un côté, de l’autre, suppliant la faucheuse de les délivrer enfin. L’œuvre de Were Were Liking baptisée « Lampedusa », lui est inspirée alors qu’elle regarde un documentaire à la télévision. « On y dénonçait les viols commis sur des femmes, pourtant dans ces conditions de désespoir total que nous pouvons tous soupçonner. Ça m’a révoltée », réagit l’artiste. 

Poussée par ce sentiment, elle se lance dans la composition de cette toile aux mensurations aussi colossales que le projet en lui-même (l’œuvre mesure 5,30 m de longueur sur 2,80 m de largeur). Pas étonnant qu’elle ait demandé deux mois de travail à son auteur. C’est que Were Were Liking, artiste aux multiples facettes (chorégraphe, comédienne, écrivaine, marionnettiste, peintre, poète, passionnée de théâtre, sculpteur…) a bâti sa renommée par la force de ses réalisations hors-norme. L’expression est souvent vendangée, mais il est clair qu’en un demi-siècle, son travail a toujours su se montrer « avant-gardiste », avec un ou plusieurs coups d’avance sur son époque. C’est d’ailleurs ce flaire qui pousse cette fille du Cameroun à s’installer en Côte d’Ivoire en 1978.  Le pays des Eléphants étant à ce moment-là traversé d’une tempête créatrice. « Abidjan était le siège de tous les artistes », se souvient-elle. Dans la capitale ivoirienne, elle monte la compagnie de théâtre Ki-Yi M’Bock. 

Dans la commune de Cocody, le village Ki-Yi trône sur plusieurs hectares. C’est là que le 1er mai prochain, jour de son anniversaire (elle est née un 1er mai 1960), l’auteure du roman à succès « La mémoire amputée » va célébrer son cinquantenaire, avec un vernissage au cours duquel le public pourra scruter « Lampedusa », mais aussi d’autres peintures de Were Were Liking tirées de sa réflexion sur l’affichage post-événements et sur l’allaitement maternel. Sans oublier la dédicace de son livre de 350 pages intitulé : « 50 ans de lecture et de  poésie ».