Mink’s: gars laids s’abstenir

Le single du rappeur connaît le succès depuis plusieurs semaines. CT l’a rencontré.

Enchanteur. Cette présentation résume le personnage atypique qu’est le rappeur Mink’s. Originaire de l’Est, Stéphane Minkada  a fait du rap son credo depuis huit ans. C’est en 2014 à travers le single « Panthère » que le jeune étudiant de 25 ans se fait connaître. Titulaire d’une licence en transport et logistique, Mink’s a dû mettre ses études de côté pour se consacrer totalement à la musique qu’il affectionne tant. Il va tout de suite réaliser qu’il peut apporter quelque chose d’original et de nouveau au rap camerounais. Le temps d’un seul morceau, Mink’s peut rapper avec charisme, chanter avec une justesse à faire pâlir certains artistes. Il enchaîne en 2015 avec le titre « Sponsor ». Entre ses deux premiers morceaux, il n’y a qu’un seul pas. Le rappeur s’insurge en général contre les filles matérialistes et « feignantes » qui n’ont d’yeux que pour l’argent et passent leurs journées à se faire belles dans les salons de coiffure. 

En début 2016, il met sur le marché « Le number de ma Nga » et un peu plus tard, « Le gars là est laid » qui rencontre un franc succès en quelques semaines sur les réseaux sociaux et auprès d’autres rappeurs camerounais. Le titre en audio (le clip vidéo n’étant pas encore disponible) totalise en moins d’un mois plus de 100 000 écoutes sur Youtube. Plusieurs chanteurs camerounais de la musique urbaine à l’instar de Franko, Faabi et Tenor ont d’ailleurs repris le morceau à leur sauce. Un honneur pour le chanteur qui se dit satisfait et très flatté. « C’est encourageant de savoir que d’autres artistes s’intéressent à mon style », déclare-t-il. 

L’artiste avoue que « Le gars-là est laid » est issu d’une expérience personnelle. Dans son style humoristique et dans un français familier, le chanteur décrit l’histoire d’un jeune homme qui s’est fait larguer par sa petite amie pour un « gars laid et disgracieux». Mink’s qui a finalement trouvé un « gars bien laid » pour son clip vidéo annonce la sortie pour mi-septembre ainsi que celle de son nouvel album qui s’intitule « Tranche de vie » dans quelques jours. Il annonce beaucoup de surprises à consommer sans modération.

Bertrand Cloud sur un nuage

Après un succès il y a quelques mois avec « Ampoule grillée », un featuring avec Mani Bella, l’artiste livre un autre single.

Les artistes se montrent de plus en plus ingénieux pour accrocher les fans. Pour Bertrand Cloud, c’est par un featuring avec une artiste connue qu’il a choisi de faire son entrée dans le monde de la musique. C’était à travers le single « Ampoule grillée ». Cette fois, l’artiste se produit en solo. Et c’est justement le titre du single qu’il propose au public. Il s’agit de la suite de sa galette musicale « Qui vivra verra ». Un grand défi pour l’artiste qui doit montrer à ses fans qu’il peut évoluer seul. Alors, quoi de mieux qu’un bikutsi de quatre minutes ? L’artiste est resté fidèle à son style car, le rythme de cette nouvelle chanson rappelle à l’oreille « Ampoule grillée ». Sauf que pour cette fois-ci, Bertrand Cloud n’a pas fait dans la dentelle pour la réalisation de son clip. Il nous sert un clip limpide.

Si le rythme est entraînant, beaucoup reste encore à faire au niveau des paroles et des messages qu’il veut transmettre à travers ses chansons. Outre la chanson, Bertrand Cloud est fan de mode. D’ailleurs son métier de conseiller vestimentaire dans les magasins Zara à Paris lui permet de côtoyer les grands stylistes français au quotidien. Il rêve ainsi de créer plus tard sa ligne de vêtements qui mettra en valeur la culture camerounaise.

Alter Eco a vécu

La Société de Presse et d’Editions du Cameroun (SOPECAM) envisage dans les prochaines semaines de mettre un nouveau produit sur le marché, pour satisfaire une demande de plus en plus pressante des lecteurs. Ceux-ci, en effet, expriment constamment ces dernières années le besoin et l’attente d’une publication pouvant fournir des données économiques analytiques plus structurées, par opposition aux données économiques simplement informatives. 

En effet, dans un contexte marqué par une forte concurrence du numérique, mettant à disposition en tout temps des informations quasi-gratuites, le lecteur ressent la nécessité d’accéder à une information pointue, c’est-à-dire qui cible au-delà du factuel. Ce sont des analyses économiques pertinentes qui donnent les clés de lecture pouvant permettre de comprendre les faits, de les expliquer, de les situer dans leur contexte. Pour les décideurs et opérateurs économiques, il s’agit également de disposer d’un instrument à même de situer clairement les enjeux des différents secteurs d’activités, afin de pouvoir faire des prévisions et pronostics économiques à court, moyen et long termes.

Prenant en compte ces attentes et observations, la SOPECAM  a entrepris une vaste réflexion à travers le lectorat et les annonceurs de Cameroon Tribune, produit phare de l’entreprise qui portait le supplément Alter Eco depuis juin 2010. En vue d’une refonte globale du concept. L’objectif poursuivi est de proposer à court terme une nouvelle publication autonome, distincte de Cameroon Tribune, plus volumineuse, plus dense, avec de nouveaux contenus.

Six ans après le lancement d’Alter Eco, le management de la SOPECAM a jugé utile d’ouvrir de nouvelles perspectives en termes d’informations économiques avec une valeur ajoutée par rapport au quotidien Cameroon Tribune. Ce, à travers un traitement spécifique qui colle à l’actualité, mais surtout aux exigences  et au positionnement des journaux de presse écrite.

Comme pour Cameroon Tribune et toute la gamme de produits de la SOPECAM, nous savons pouvoir compter sur le soutien actif et multiforme de nos lecteurs et annonceurs, pour soutenir la publication attendue. Ils ont toujours su nous accompagner dans nos diverses aventures et pérégrinations. C’est à eux en effet que nous devons la position privilégiée de leader que nous occupons aujourd’hui dans l’espace médiatique camerounais et sous-régional. Ils représentent une véritable force. Notre point d’appui. Notre espoir : continuer à cheminer ensemble, en parfaite harmonie pour œuvrer à l’avènement d’un pays émergent que nous appelons de tous nos vœux.