Soutien aux artistes: la commission des Arts et des lettres au travail

La première assisse de l’année pour cette instance chargée d’étudier les demandes d’appui des artistes dans différentes catégories a lieu depuis hier à Yaoundé.

Plus de 700 dossiers à examiner pendant deux jours. C’est la quintessence de la première assise de la Commission des Arts et des Lettres 2018, réunie depuis hier à Yaoundé. C’est aujourd’hui que les travaux de ladite commission doivent s’achever, avec des attentes probantes pour le secteur artistico-culturel.

Cette instance du ministère des Arts et de la Culture (MINAC) a par ailleurs pour but d’apporter des aides aux acteurs du monde culturel dans toutes les catégories et toutes les régions, notamment les artistes, les entreprises culturelles et autres associations, ceci à travers le compte d’affectation spéciale.

Lumière a donc été faite hier  à l’ouverture des travaux à la galerie d’art contemporain à Yaoundé, par Mouhtar Ousmane Mey, secrétaire général du MINAC, mais aussi président de ladite Commission des Arts et des Lettres (CAL). Les participants ont tablé sur les conditions à remplir, pour l’éligibilité au financement.

« Je vous invite à une utilisation judicieuse des subventions débloquées, afin qu’elles servent effectivement à la cause pour laquelle elles ont été allouées à savoir, l’incitation à la créativité littéraire et artistique. Il est question d’encourager les créateurs des œuvres de l’esprit, non pas par une distribution de financements à fonds perdus, mais par des mesures de facilitation de la production d’œuvres artistiques de qualité », a expliqué Mouhtar Ousmane Mey.

Différentes sous-commissions ont ainsi été formées pour étudier avec attention les dossiers soumis à leur appréciation, avec impartialité et jugeote, et éviter ainsi que des demandes de mauvaise moralité soient validées.

Au terme de la revue des contenus, Jean Jacob Nyobe, secrétaire administratif et technique de la CAL, a entretenu l’assistance avec la présentation de la procédure et des conditions d’éligibilité au financement du compte d’affectation spéciale pour la politique culturelle, élaboré par le chef de l’Etat.

Un document cadre stratégique sera adopté pour alimenter et orienter les séances de travaux des experts sectoriels de ce ministère. La clôture de l’assise est prévue ce jour.

Célébration : Ottou Marcellin invité au Gabon

Convié par le président gabonais, Ali Bongo Ondimba, il a animé à Bitam les cérémonies artistiques de la fête nationale hier.

C’est heureux et fier de ses œuvres que Ottou Marcellin a quitté le Cameroun mercredi pour Bitam au Gabon. Il a été invité personnellement par le président de la République, Ali Bongo Ondimba, à l’occasion de la fête nationale du Gabon célébrée ce 17 août. « Je suis très honoré que mes œuvres soient appréciées. Après plus de 35 ans de carrière, lorsque vous faites un excellent travail, les fruits suivent », rappelle l’artiste musicien. Il reconnaît que ses titres appelent à la fraternité, au vivre-ensemble. « La chanson ‘‘Un enfant soldat’’ par exemple a marqué les esprits. Elle dénonce l’utilisation des enfants pendant la guerre. En dehors de cette chanson, mes autres créations parlent aussi de paix, de solidarité, d’amour. Il faut mettre la musique au service des problèmes sociaux », souhaite-t-il. Et pour animer les célébrations au Gabon, Ottou Marcellin a sorti ses « chansons dansantes pour animer la galerie ».

Avant son départ, il a ainsi profité de son passage à CT pour inviter les jeunes artistes à plus de sérieux dans leurs tâches. « Au lieu de chanter ce qui concerne le dessous de la ceinture, les jeunes doivent chanter les problèmes de leur génération, comme la lutte contre le terrorisme ou les changements climatiques. Et là ils seront récompensés tout au long de leur carrière », conseille l’artiste.

Dédicace: Denise Naafa électrise l’IFC

? La chanteuse qu’accompagnaient de grandes pointures de la musique camerounaise, a présenté son nouvel album jeudi dernier à Yaoundé.

Plus qu’une artiste, c’est un phénomène qui était en séance de dédicace jeudi dernier à l’Institut français du Cameroun (IFC) de Yaoundé. Denise Naafa a fait une apparition mémorable à l’occasion de la présentation de son deuxième album « My soul », placée sous le patronage du ministre des Arts et de la Culture, le Pr. Narcisse Mouelle Kombi. Dans une longue robe blanche moulante auréolée de paillettes dorées sur le bustier, la jeune chanteuse qui cartonne depuis peu avec son titre « L’amour de mon cœur » est apparue telle une déesse sur scène aux environs de 19h30. Avec sa voix envoûtante, la chanteuse a offert un live endiablé de près de deux heures à ses fans de toujours, en parcourant le répertoire de son nouvel album.

Elle offre ainsi dès le début de sa prestation un gospel frénétique intitulé « Alleluia », extrait de son nouvel album. Le morceau parle de son amour pour Dieu. Souple et chaude, la voix de Denise Naafa, a fait frissonner les nostalgiques, tout en émerveillant les plus jeunes. L’émotion est plus intense lorsque la grand-mère de l’artiste monte sur scène pour l’encourager. « Cette chanson d’adoration et d’amour pour le Seigneur est dédiée à toutes les victimes d’Eséka », lance la chanteuse. Toujours dans le même registre, la chanteuse, à travers des mots justes, interprète les morceaux « Merci maman » et « Merci papa », dédiés à ses parents. C’est sur le morceau « Elle ne laisse pas » en featuring avec la chanteuse Yvanna qu’elle clôture la première partie du spectacle.

Le titre-phare « L’amour de mon cœur »  permet à la chanteuse de faire chanter et danser la foule dès la deuxième partie. « Black woman » en featuring avec Sanzy Viany, « J’ai attendu » et « On est Africain », extrait de son premier album se succèdent. Les spectateurs envoûtés fixent la scène avec un plaisir non dissimulé. Bien avant elle, des artistes de renom tels Ottou Marcellin, Govinal, Amina poulloh, Sanzy Viany et le groupe Takam II, ont assuré la première partie du concert. C’est par une séance de dédicace du CD « My soul » que Denise Naafa a conclu sa soirée.

Elizabeth Ngonga : Passionate Actress Craving For Excellence

She would have become a nurse. But her passion for cinema guided her to what she considers as her life. Elizabeth Ngonga Wandji Binajoh is one of the prominent images in Cameroon’s cinema. She works at TJ production. Age 63, the actress has featured in most films as the mother character. Amongst such films are “Virgin Blade”, “The Mad Man” and “All ventures”. All these films were nominated during the just ended Ecran Noir festival.

“To reach excellence was not an easy task”, says Elizabeth. At the beginning of her career, things were really tough. “I had no support and was to pay transport to production centres, accommodate and feed myself from my meagre income” explains Elizabeth. Nevertheless, she kept on moving and did not derail. She was motivated by her love and passion for cinema. “If not passion, you cannot do it,” declares Elizabeth.

The actress has not always been a film character. However, after retiring from her Secretariat duties in 2007, cinema has remained her only activity and source of living. Her debut in the Film Industry was in the movie titled “Blues Kingdom” produced by Gilbert Agbor. She considers Gilbert Agbor as her spiritual father, since he is the one that took her into the film industry. Till date, the actress has featured in more than ten movies and series, among which: Land of Shadows, Jungle of Heirs and Clash of Inheritance. For series, she has played roles in: Bad Angel, Samba All Ventures, among others. Her knowledge of acting is gotten from seminars and from usual practice on stage.

The actress from Babadjou in the West Region is a widow and mother of four children. During her leisure time, one will find her walking, playing lawn tennis or travelling. This, according to her, helps her to relieve stress. For her favourite meal, Mama Elizabeth cherishes fufu-corn and vegetable. To be in good term with Elizabeth, one need never to lie as she hates lies telling. 

Her life turns around cinema. In line with this passion, her ambition is to become a household name and be a model to the younger ones. For this, she relies on her strength in God. She advises the upcoming generation to be hardworking, focused, humble, consistent and prayerful.

« Nous voulons valoriser les métiers de la mode »

Anna Ngann Yonn, Créatrice de mode, promotrice du K-Walk.

Vous avez habitué le public à découvrir d’autres créateurs étrangers pendant le K-Walk. Etait-ce le cas pendant cette édition 2017 ?

Il est effectivement de tradition que le K-Walk, en plus de la marque Kreyann, présente au public du Cameroun des créateurs étrangers d’origine africaine ou d’ailleurs, mais qui s’inspirent, entre autres, de la culture africaine pour produire une mode et des collections haut de gamme. Cette année, nous avions comme créateurs invités Maxhosu et Sheria Ngowi. Parmi les invités, il y avait également le mannequin international Noémie Lenoir.

Quelles sont les innovations apportées par cette édition ?

Lors de l’édition 2015, nous avions comme partenaire la marque Guerlain, appartenant au groupe Lvmh, numéro 1 du luxe dans le monde, qui a prodigué une formation gratuite à dix make-up artistes camerounais. Formation dont ils ont pu mettre les enseignements en pratique en maquillant les mannequins pour le défilé du K-Walk. Il s’agit de valoriser les métiers de la mode, susciter de nouvelles vocations et surtout en faire des activités génératrices de revenus.  Cette année, nous avons eu parmi nos partenaires, le premier groupe mondial de cosmétique. Le groupe L’Oreal, à travers sa marque de produits de luxe pour la coiffure Mizani, qui a dispensé une formation gratuite aux coiffeurs. Il faut préciser que le groupe L’Oreal n’est pas encore présent en Afrique centrale et le K-Walk a réussi à l’intéresser au potentiel du Cameroun et de notre sous-région.

En 2015, la première dame, Chantal Biya, vous a honorée de sa présence pendant la clôture de l’événement. Pouvez-vous revenir sur ce moment .

(Rires) Qui ne se sentirait pas sur un nuage à la place de toute l’équipe du K-Walk ? La présence de la première dame a été d’un soutien inestimable. En plus de notre travail, le soutien de Madame Chantal Biya nous a donné une crédibilité certaine auprès de nos partenaires locaux et internationaux, mais surtout au sein même de l’équipe K-walk où nous nous attelons à cultiver un esprit positif : « Proud Cameroonian ». Elle a eu un message extrêmement motivant, lorsqu’elle nous a reçus au Palais de l’Unité.

Malgré des événements comme le vôtre, la mode camerounaise tarde toujours à véritablement décoller. Localement, elle n’est pas assez consommée. A l’international, elle n’a pas encore trouvé une place. Selon vous, que faut-il déployer comme stratégie ?

Je pense très sincèrement que le décollage de la mode camerounaise passe obligatoirement par la formation et une formation de qualité aux métiers de la mode. Cette formation doit être proposée comme une vraie orientation scolaire et surtout, il faut reconnaître la mode comme un vrai vecteur de développement et la percevoir par-dessus tout comme une vraie activité génératrice de revenus.