Hommages : ode planétaire à Manu Dibango

Il n’y a bien qu’un Grand Manu pour faire tressaillir la terre entière même en plein confinement à cause du mal de l’heure, même après son dernier souffle. C’est officiel depuis le 24 mars 2020. On n’entendra plus jamais le saxophone de Manu Dibango. On ne l’entendra plus chanter, rire fort, très fort. Alors que le monde entier commence à peine son deuil face à cette réalité brutale, l’inspiration semble monter dans les quatre coins du monde. Chacun se penche sur son smartphone pour partager avec tous, un instant magique avec Papy Groove, qui à la sortie d’une salle de spectacle, qui dans un restaurant, qui dans la rue… 

Preuve s’il était encore, que Monsieur Soul Makossa était d’une immense générosité. Il était le « Manu » de tout le monde, en tout temps et en tout lieu. Chefs d’Etat, dirigeants d’organisations internationales, célébrités de divers pans artistiques, proches, admirateurs, anonymes… Le monde pleure et commémore Manu Dibango, entre autres pluies de réactions sur les réseaux sociaux, vidéos, lettres et poèmes. CT a rencontré des compagnons de route de la regrettée légende. Extraits de leurs souvenirs, mais aussi de quelques tweets glanés sur la Toile.

Sandales gladiateurs: pour les amazones du fashion

C’est l’une des tendances vestimentaires du moment. La sandale transcende les époques et arpente les ruelles

 

Des ficelles en cuir,  plastique, tissu… qui serpentent de belles jambes, tout en révélant des pieds nus.  En matière de mode, on aura tout vu. Les sandales gladiateurs sont un réel succès en matière de tendance féminine. Artistique, simple et légère, la sandale à tout pour plaire. Pour plaire à ces dames qui en temps de chaleur, préfèrent des accessoires moins encombrants, mais aussi à ces hommes qui, vous révéleront qu’ils perçoivent un côté sensuel à travers ce jeu de laçage qu’offrent ces sandales.

Lorsqu’un contemporain déclarait que la mode change mais que le style reste éternel, il ne pensait pas bien dire. En effet, cette tendance revenue dans les années 2000, date de la Rome antique. À l’époque c’était une affaire d’hommes dans les arènes, une affaire de soldats des légions romaines. Sauf qu’aujourd’hui, à l’heure de l’équilibre des genres, les dames ont pris la relève. Désormais, c’est sous des « robettes » et des jupettes que ces chaussures vont en conquête.  En conquête pour un spectacle attrayant, parsemé d’arguments intéressants. Des arguments qui ne peuvent qu’inciter ces dames à s’en procurer, histoire de prendre leur pied sous l’effet qu’offrent des jambes lacées.

Limbe Arts and Culture Festival: A Rallying Force

All roads in Cameroon and specifically in Fako Division, led to the Limbe Community Field beginning Saturday April 6, 2019. Reason, the seaside city of the South West Region was playing host to yet another edition; the sixth of its kind; of the Limbe Festival of Arts and Culture (FESTAC). Like it has been in past editions, participation was not only massive but enthusiastic..

The Fete started with a display of carnival made of 1,500 persons showing cultural tapestry, colours and folklores of the different people of Cameroon and Africa. The carnival was made of 14 different groups which were the Pompom, Beautiful girls, Fang Betis, Grass-landers, slaves among others. Then came cultural displays by different tribes that started Sunday, April, 07, after an ecumenical service and are expected to run to Friday, April, 12.

The stage was opened by the Bakweris with their Maele and chacha dances. It was an opportunity for them to invoke the elephants from Mount Cameroon and the whales of the sea. The people of the grassfield, dressed in what is popularly known as the Bamenda dress, came with samba, Mbangelum, benskin among others. The Otitie Group of the South and Centre Regions presented Merengue, the Grand North showcased their beautiful horses and Sahelian songs that echoed in the desert. The Nigerians,

Ghanaians among other foreign communities came up with impressive cultural ballets. Seeing the light of day in April 2014, the organiser of Limbe FESTAC, Motanga Andrew Monjimba, said that it is a means to break cultural borders and bring together cultures and tribes from all the four corners of Cameroon and other countries. The 2019 Limbe FESTAC has presented an opportunity for local artists to display traditional food, cultural dresses, arts and craft, exhibition to the population.

Well-known artists such as Mola Mogobe, Timag, Mr Leo, Maahlox, Boy Tag, Bate Nico, VAJ, Sergio Polo, Sammy Diko have been taking their turns each day since April 6, 2019, to entertain the population beginning at 7 pm.

Major Innovation

The planner of FESTAC, Motanga Andrew Monjimba, said that this year’s fete has been taken to the next le vel. That with a ticket that cost FCFA 1,000, mouth-watering prizes can be won through a raffle draw that is billed for Friday April 12, 2019 at the Limbe Community Field. There is a Yaris lounge car, six motorcycles, two plasma TV, a gas cooker, a freezer, five fans, five electrical irons, 10 mobile phones, five tablets and five blenders. Motanga Andrew said that the objective is in two folds. To increase a wider participation of their community members and also to increase their means of self-sustainability.

This year’s FESTAC commemoration is taking place within a security context characterised by threats and intimidations from separatists. But Motanga Andrew insisted that Limbe is for peace, Limbe wants peace and Limbe shall do whatever it takes for peace to reign in its town. The event shall fold on Saturday April 13, 2019 with the Limbe City Njalla Quan International Marathon from Idennau to Limbe. The event was opened by South West Governor, Bernard Okalia Bilai on behalf of the Minister of Arts and Culture.

Coco Argentée: l’amour en recette pour femmes mariées

Avec « Femme », l’artiste fait danser ses fans, en jouant à la conseillère matrimoniale.

Comme un cri de guerre pour rappeler aux femmes leurs devoirs vis-à-vis de leur époux : « Abracabraca… ». C’est par cet appel en guise d’intro dans le titre «Femme» que l’artiste Coco Argentée veut aider ses « soeurs » à discerner la priorité dans leurs foyers.

Un morceau adulé dans les soirées lors des cérémonies de mariage pour ceux qui s’unissent devant Dieu et devant les hommes. « Femme quel que soit ton rang social, quels que soient tes comptes en banque, quels que soient tes titres fonciers, laisse laisse laisse laisse, laissons les hommes porter le pantalon… », rappelle l’artiste dans la chanson.

Dans les débits de boisson, bars et restaurants, cette musique d’ambiance agréable à l’oreille réussit à pousser même les sceptiques à exécuter des pas de danse.

Une leçon pour celles qui se lancent dans la vie à deux sans toutefois maîtriser les priorités. « Je suis fan de cette chanson. Et quand ces conseils viennent d’une femme, ça veut dire qu’elle décrit le mauvais comportement de ses soeurs sous le prétexte qu’elles ont des diplômes ou occupent de bon poste.

De nos jours, elles sont nombreuses qui ne savent pas cuisiner et pensent qu’avec leurs diplômes, elles ne doivent pas respecter leurs maris. Et je crois que cette musique tombe à pic », se réjouit un mélomane. Même les femmes sont chatouillées par ces astuces qui apprivoisent leur moitié.

« Avec les conseils de Coco Argentée, j’ai revu certaines priorités et ça marche. C’est bien qu’elle ait attiré l’attention sur certains détails qui paraissent anodins a priori mais qui en réalité sont importants. Chacun doit connaître sa place dans un couple quel que soit le rang social et tout se résume à l’amour », confie Charlène B., cadre de banque.

Des valeurs de respect, d’amours égrainés en musique qui donnent à l’homme sa place comme à un président dans une République. En un mot comme en mille, il n’y a pas deux capitaines dans un bateau.

Dans ce maxi single de trois titres intitulé « 37 degrés Celsius » sorti en juin 2017, la Go Galaxy a su innover dans la musique comme à l’accoutumée. Un amour renouvelé avec son public qui s’en régale sans modération.

Gare aux « fake news »

Pratique ancienne, les canulars affichent ces dernières années une vigueur nouvelle du fait des réseaux sociaux.

Quel est le lien entre le projet de la candidate à la présidentielle française, Marine Le Pen, d’entourer la France d’un mur payé par l’Algérie et le projet de coup d’Etat planifié par Barack Obama avec le soutien des communistes chinois ? Ou encore entre l’obligation pour les Erythréens d’avoir deux épouses sous peine de prison et les nombreuses citations attribuées au président zimbabwéen Robert Mugabe ? Ce sont des « fake news » ou intox, des canulars diffusés sur les réseaux sociaux ou disponibles dans des sites web référencés par Google. Et les exemples de ce genre sont légion sur le web. Des informations fausses délibérément véhiculées avec l’intention de dérouter les internautes, les amuser ou pour susciter des clicks sur des pages avec des retombées pécuniaires. Une pratique aussi vieille que l’histoire de l’humanité, mais qui a pris une autre tournure avec l’essor des réseaux sociaux.

De plus en plus, la riposte s’organise dans la médiasphère. Facebook, Google et plusieurs médias français se sont récemment alliés pour barrer la voie à la désinformation en ligne. Le moteur de recherche a lancé en février en France le site CrossCheck qui permettra à plusieurs rédactions partenaires de collaborer pour identifier et s’assurer de la véracité d’un contenu, d’un article, d’une photo, d’une vidéo ou d’un commentaire en ligne. Ainsi, toute information douteuse signalée par les internautes est analysée par ces médias et fichée sur le web à l’aide d’un pictogramme selon trois degrés de véracité : « vrai », « faux » ou « partiellement vrai ».

Le moteur de recherche va ainsi appliquer un label sur les sites considérés comme fiables. Facebook a également lancé son outil de fact-checking dans plusieurs pays européens toujours selon le modèle alliant aussi les médias et les internautes, pour combattre ce qui s’affirme de plus en plus aujourd’hui comme une menace à la démocratie.