Catastrophe ferroviaire d’Eseka: 711 dossier d’indemnisation déjà validés


Les membres du Comifer ont évalué hier à Yaoundé, l’évolution des indemnisations tout en se penchant sur la sécurisation et le développement du secteur.

 

La 28e session du Comité interministériel des infrastructures ferroviaires (Comifer) s’est tenue  hier à Yaoundé, dans un contexte marqué par le renouvellement de l’équipe dirigeante de Camrail. Tout en félicitant les promus pour leur nomination, le ministre des Transports (Mint) Edgard Alain Mebe Ngo’o, a rappelé l’urgence qui prévaut actuellement : la restructuration du secteur ferroviaire, dont le président de la République a récemment instruit l’accélération. D’où la trame qui a meublé le fond des travaux, à savoir l’évaluation du Programme quinquennal N°1, l’état d’avancement des indemnisations de la catastrophe ferroviaire d’Eseka ainsi que la sécurisation du réseau et des circulations ferroviaires.

Presque un an, mais toujours frais dans les mémoires, l’accident ferroviaire survenu le 21 octobre 2016 à Eseka et qui a coûté la vie à 80 voyageurs. A ce jour, apprend-on au Mint, le concessionnaire du chemin de fer a enregistré 711 indemnisations définitives. Par ailleurs sur 332 blessés évalués, 259 rapports d’évaluation définitifs ont été rendus par le médecin et 79 cas restent non consolidés. En outre, 581 dossiers de blessés ont donné lieu à des avancements de fonds pour des préjudices sociaux. Des accords sur proposition d’indemnisation ont été validés pour 36 des 80 personnes décédées dans le drame.

Les questions liées à la densification et à la modernisation des équipements ferroviaires ont également préoccupé le comité. D’après Irène Edou, directeur des Transports ferroviaires au Mint, les travaux sont en cours pour assurer le renouvellement de la voie assez vieille. Quant à la relance de l’Intercity, elle a précisé qu’ « un projet y relatif est en cours et suffisamment avancé. Il prévoit l’acquisition du matériel roulant, des modules autorails et les voitures voyageurs ». Pour ce qui est de la sécurisation de la circulation et du réseau ferroviaire en général, le gouvernement a engagé de nombreuses actions parmi lesquelles l’étude sur la sécurisation des emprises ferroviaires. Les projets prioritaires d’investissements ferroviaires et ceux relatifs à l’extension du chemin de fer national ont également été abordés. Selon les informations recueillies lors de la session, il est envisagé l’acquisition de cinq modules autorails, 25 voitures et neuf locomotives entre autres. Les termes de référence de l’étude de faisabilité, approuvés par la commission ferroviaire Cameroun-Tchad, seront transmis à la mission de la Banque africaine de développement.


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