Cameroun – Algérie: Deuxième victoire pour les lionnes


Hier soir, les filles de Jean René Akono ont dominé celles de Nabil Tennoun par 3 sets à 1

 

Il aura fallu 92 minutes à la sélection nationale de volley-ball féminin du Cameroun pour venir à bout de celle d’Algérie, hier soir, au Palais polyvalent des Sports de Yaoundé (Paposy). Elle s’est imposée sur le score de 3 sets à 1 (25-20, 25-9, 17-25, 25-10). Une deuxième victoire consécutive après celle enregistrée samedi dernier face au Botswana.

Rien n’a pourtant été facile pour Christelle Nana Tchuidjang et ses coéquipières. D’entame, les Algériennes vont prouver qu’elles ne seront pas faciles à manœuvrer. C’est après 27 minutes qu’interviendra la fin du premier set, alors que la durée moyenne de celui-ci est de 22 minutes : 25-20 pour le Cameroun. Certainement fragilisées par cette entame de rencontre, les Algériennes perdront aussi le second. Pour revenir en gagnant le troisième set. «C’est une équipe très jeune, inexpérimentée avec un effectif qui est à sa première participation à un Championnat d’Afrique. Cette inexpérience nous a beaucoup pénalisés. En outre, la défaite contre l’Egypte était amère. On n’a pas su gérer notre match contre le Cameroun», regrette Nabil Tennoun, le coach d’Algérie. 

Il faudra donc attendre le quatrième set pour voir les Camerounaises sauter de joie. «Lorsque l’Algérie a pris le troisième set, on a pris un grand coup. C’est notre orgueil qui nous a permis de gagner le match. On va se ressaisir  pour gagner notre dernier match de poule [Ndlr. Demain soir contre l’Egypte] », confie Christelle Nana Tchuidjang, la capitaine du Cameroun. Bien qu’ayant gagné, le sélectionneur national n’est pas content du jeu produit jusqu’ici par ses filles. «Les prestations sont laborieuses. Je n’arrive pas à reconnaître mes filles. J’espère qu’elles retrouveront le niveau qui est le leur. Le match qui vient sera beaucoup plus difficile. La première place du groupe A va se jouer au cours de cette rencontre», prévient Jean René Akono. Car mathématiquement, avec leurs deux victoires, les Lionnes sont déjà qualifiées pour les demi-finales.

 

Une-Deux

 

Emmanuel Tocko Ekambi: «Nos différents hôtes sont satisfaits »

Coordonnateur du Comité local d’organisation du Championnat d’Afrique de volley-ball féminin

 

Un jour de match comme celui-ci, à quoi vous attelez-vous ?

Spécifiquement, à nous assurer en premier hier que tous les acteurs concernés par l’évènement sont à leur place et à temps. Les équipes nationales, les acteurs même du Comité d’organisation, ainsi que nos acteurs venus de l’extérieur, les membres du Comité exécutif de la Confédération et les arbitres. Il faut nous  assurer qu’avant qu’ils ne partent de leur hôtel, ils sont dans de bonnes conditions. Pareil pour leur déplacement. Quand il y a le moindre souci, avec ma hiérarchie, notamment le président de la fédération, nous nous concertons pour l’aplanir. Nous avons également l’obligation de nous assurer qu’au niveau de la salle, il y a toute l’animation nécessaire.

Douze sélections nationales étaient attendues, il y en a finalement neuf. A-t-il fallu se réajuster ?

Automatiquement. On a obligation de réajustement. Car, avec moins de 12 équipes, il n’était plus question de 4 groupes, mais de deux groupes. Avec un nombre de matches par jour conséquent. Le directeur technique a pris la peine d’expliquer aux participants ce que ça signifiait. Le pays organisateur a quelques avantages. Se retrouver dans la poule où il y a le moins d’équipes, choisir ses heures de matches et désigner son premier adversaire.

Après trois journées de compétition, que peut-on retenir sur le plan de l’organisation ?

Tous nos hôtes ont marqué leur satisfaction. Ils disent que c’est l’une des rares fois qu’ils arrivent dans un pays et ils trouvent qu’on est en train de les attendre. Nous nous sommes rapprochés des officiels qui sont satisfaits de leurs conditions d’hébergement et des moyens de locomotion mis à leur disposition. En outre, les autorités ont mis les moyens pour qu’ils puissent bénéficier d’une escorte facilitant ainsi leur circulation. Dans notre groupe de travail, il y a des éléments à noter. Chacun sait ce qu’il a à faire. Ce qui facilite notre coordination.


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