Les 12 Camerounais bénéficiaires du programme de bourses d’études en Master de l’Agence coréenne de coopération internationale (Koica), ont pris part vendredi 26 juillet dernier à Yaoundé, à une session d’orientation. Cette session a fixé un code de bonne conduite et présenté le déroulement des cours en Corée du Sud. Issus des administrations publiques, privées et des organisations non gouvernementales, ces derniers ont été confrontés à la rigueur de la ponctualité coréenne. Les retardataires ont trouvé que les travaux avaient déjà commencé. Cinq participants seulement sont censés s’envoler le lendemain pour la Corée du Sud. Mais au moment où débute la séance, aucun d’entre eux ne sait s’il en fera partie.
Chaque intervention est calibrée. Celle de Yeon Je Ho, représentant-résident de la Koica au Cameroun, était axée sur les performances de l’économie coréenne. « Aujourd’hui, la Corée du Sud est la 11e économie mondiale et ambitionne d’être la 7e. On est, par ailleurs, le pays le plus développé de l’Asie de l’Est », se réjouit-il. Pour sa part, John Meafo, président de l’Association des anciens boursiers, rappelle les valeurs qui fondent la société coréenne. Il prévient alors : « les Coréens sont toujours pressés. Chez eux, l’heure c’est l’heure. Faites preuve de discipline, de ponctualité et d’ardeur au travail. Le respect des aînés est essentiel. Mais, il faut également avoir un comportement correct vis-à-vis du sexe opposé. Eviter donc de toucher les gens ou de les filmer sans leur permission ».
Certaines vidéos projetées arrachent un sourire aux participants. On y montre un ensemble de comportements se rapportant au harcèlement sexuel. « Que dois-je faire, si c’est moi qui suis victime de harcèlement ? », interroge alors un bénéficiaire, déclenchant l’hilarité dans la salle. « Signalez-le. Ne cherchez surtout pas à le résoudre seul », lui répond John Meafo. D’autres préoccupations également satisfaites porteront sur le taux de change, le niveau du racisme, le style vestimentaire ou encore sur le nombre d’escales…Lorsqu’on révèle enfin les noms de ceux dont les passeports et visas sont déjà disponibles, c’est le soulagement. Les autres prendront la route plus tard.