Coulisses: la lutte contre les Mst s’invite aux Jeux

200 pairs éducateurs de l’université de Maroua mobilisés dans la sensibilisation.

Ils ne sont que 200 pairs éducateurs. Mais leur mobilité sur les aires des jeux dans le cadre des compétitions sportives  interuniversitaires qui s’achèvent ce vendredi peut porter à les estimer à un nombre plus grand. C’est que ces jeunes des deux sexes ont marqué les participants à ces 21e Jeux universitaires, non seulement par leur présence, mais aussi et surtout par leur tact.

« Je sais que, quand les jeunes de sexes opposés se rencontrent, même si c’est pour la première fois, c’est possible qu’ils aient de rapports sexuels et nous les sensibilisons pour qu’ils soient conscients des risques qu’ils peuvent courir en termes de grossesses non désirées, et en termes d’infections sexuellement transmissibles », nous a confié Raymond Hassana, pair éducateur dans le campus universitaire de Kongola Djoulgouf-Kodek.

Cette sensibilisation est couplée à la distribution de préservatifs masculins. L’espacement des naissances tient aussi une part importante dans ce travail de terrain que les pairs éducateurs déploient depuis  l’ouverture des Jeux universitaires.

Jusqu’à hier après-midi, les statistiques présentaient déjà plus de 1000 jeunes sensibilisés. Ce déploiement des pairs éducateurs est une initiative du Dr Youmbi du Centre médical social de Maroua, avec l’appui technique du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA).

Eliminatoires Mondial U-17 Dames:le Cameroun bien parti

En match aller du dernier tour, les Camerounaises ont réalisé un score de parité (2-2) face aux Nigerianes, samedi dernier à Benin City.

Pour la deuxième fois consécutive la sélection nationale féminine –U17 se qualifiera-t-elle pour la Coupe du monde de sa catégorie ? Les filles de Stéphane Ndzana sont sur les traces de celles de Minkreo Birwe, qui étaient présentes en Jordanie 2016.

En effet, samedi dernier, au stade Ogbemudia de Benin City, les Camerounaises ont arraché un nul (2-2) face aux Flamingoes du Nigeria lors du match aller comptant pour le 3e et dernier tour des éliminatoires de la coupe du monde Uruguay 2018, prévue du 13 novembre au 1er décembre.

Le 3 février dernier, il n’y a pas eu de temps d’observation puisque les Nigerianes ouvrent la marque dès les premières minutes. C’est précisément à la deuxième minute que Precious Vincent trouve le chemin des buts de Marina Ngo Esse. Gisèle Ngah Manga égalisera à la 10e mn. Et peu avant la pause, Flora Kameni donne l’avantage au Cameroun. Malheureusement, à la deuxième mi-temps, les Nigerianes inscriront leur deuxième but. C’est donc sur ce score de parité que la rencontre va s’achever.

Contrairement à ce que le coach Stéphane Ndzana le souhaitait au départ du Cameroun, les filles n’ont pas pu garder leurs cages vierges.

Le 17 février prochain à Yaoundé, les Lionnes cadettes accueillent leur adversaire de samedi dernier. Une rencontre qui s’annonce décisive. Tout se jouera au cours de la dernière phase de préparation. Certes, au regard du résultat enregistré à Benin City, la capitaine Viviane Mefire et ses coéquipières ont un certain avantage. Mais encore faudra-t-il qu’elles le consolident en réalisant un match nul (sans encaisser plus d’un but), ou une victoire au mieux.

On assistera donc à la fin de la domination nigeriane devant le Cameroun dans le football féminin. Ce qui est attendu depuis un moment. Après la non qualification des -U20 pour la coupe du monde France 2018, les -U17 donnent une lueur d’espoir aux amoureux du football féminin au Cameroun.

Peace and Stability In Central Africa: PM Holds Talks With UN Envoy

The Prime Minister, Head of Government on June 14, 2019 had an audience with a delegation led by Ahmedou OuldAbdallah, President of the Centre for Strategy and Security in the Sahel, who visited Cameroon on the recommendations of the United Nations Security Council within the framework of promoting peace and stability in the Central Africa sub region. The UN envoy told reporters after the audience that he discussed with Prime Minister Joseph Dion Ngute on how to support and strengthen the United Nations Office for Central Africa which is based in Gabon, an office which was created largely based on the request of the Republic of Cameroon.

“We are here with my colleagues on a mission recommended by the Security Council of the Uni ted Nations to discuss how to support and strengthen the United Nations Office for Central Africa which is based in Gabon. The office was in fact established largely at the request of Cameroon,” he stated. As per the relevance of the office to the sub region, Ahmedou OuldAbdallah said it has the objective of addressing pertinent emerging issues and seeks to foster peace and stability. “There is a large UN presence in the region. There are peace keeping cooperations like the ones in the Central Africa Republic and Congo. But the office in Libreville, Gabon covers the whole region and it is a political office to addressing emerging issues and promoting peace and stability in the sub region,” he explained.

Ahmedou Ould-Abdallah said the PM assured him of his personal support and that of the government of Cameroon, an assurance which he took serious given that he (Ahmedou Ould-Abdallah) had known the PM in the context of the Cameroon-Nigeria Mix Commission. As concerns the situation in the Sahel of Africa, the UN envoy said he prayed a solution is found in the near future, hoping the crisis does not degenerate making it difficult to be tackled by competent authorities.

Extrême-Nord: Les Moussey célèbrent leur culture

C’était à l’occasion d’un festival organisé du 13 au 15 avril 2017 à Gobo sur le ‘’bec du canard’’.

Le peuple Moussey vient de tenir la 10e édition du festival culturel international Kodomma en hibernation, après les manifestations de Gounou Gaya au Tchad en 2013. Les activités qui se sont déroulées du 13 au 15 avril à Gobo, chef-lieu de l’arrondissement éponyme, ont connu des moments forts palpitants. Dans la phase protocolaire et en rapport avec le thème du festival, les intervenants ont mis les jeunes au centre de leur préoccupation. Ils ont été tous unanimes du côté du Tchad comme du côté du Cameroun à dénoncer le banditisme et la drogue qui enchaînent leurs progénitures. Manifestation culturelle d’envergure internationale, le Kodomma n’a pas dérogé à la règle à travers sons et couleurs. « Cette culture, nos parents l’ont préservée tout en l’adaptant à leur époque et à leur environnement. Nous continuons de l’entretenir. Nous voulons une rencontre culturelle débarrassée de tous mysticisme, une rencontre non plus liée à un clan, mais une identité remarquable d’un peuple », a tenu à préciser l’honorable Dassidi Sadani, le président du comité d’organisation.

La cérémonie de clôture a été présidée par Jérémie Nyaléba, chef de division des affaires administratives et juridiques au service du gouverneur de la région de l’Extrême-Nord. Le représentant du gouverneur a recommandé aux Moussey de maintenir vive cette culture car elle « est d’abord une attitude fondamentale d’un peuple en face d’un univers ». Les Moussey, des habiles chasseurs à dos de poney, travailleurs infatigables reconnus dans toute la région, peuvent aujourd’hui se réjouir de leur unité qu’ils entretiennent autour du ‘’Kodomma’’. La naissante fondation Moussey pose elle aussi des actions concrètes dans l’encadrement des populations.

Des acquis à consolider

Regard

Depuis leur lancement en 1930 sous le nom de « Jeux de l’Empire britannique », les Jeux du Commonwealth regroupent tous les quatre ans les meilleurs sportifs originaires des pays membres de cette organisation internationale.

Le nombre élevé des nations qui prennent part à ce rassemblement en fait la deuxième compétition sportive mondiale après les Jeux olympiques, même si les athlètes qui y sont conviés ne représentent pas forcément le haut niveau dans leurs disciplines respectives.

Les XXIe Jeux qui se déroulent actuellement à Gold Coast en Australie connaissent la participation d’environ 70 pays et territoires. Membre du Commonwealth depuis 1995, le Cameroun n’est pas en reste. Le pays qui a toujours assumé avec bonheur son bilinguisme a pris part à toutes les éditions des Jeux du Commonwealth depuis 1998, obtenant à ce jour 34 médailles, dont dix en or.

La particularité du Cameroun c’est d’avoir brillé dans un nombre très limité de disciplines. A titre de rappel,  9 des 10 médailles d’or remportées avant l’édition de 2018 ont été obtenues en  haltérophilie par trois champions d’exception : Tientcheu Dabaya, Madeleine Yamechi et David Matam, en une seule compétition.

Rien d’étonnant dès lors que les meilleures performances des athlètes camerounais à ce jour aient été réalisées en 2002 à Manchester et en 2014 à Glasgow, avec, respectivement 12 et 7 médailles au total pour les deux compétitions. Les Jeux de Manchester resteront longtemps gravés dans les annales du sport national avec une impressionnante moisson de 9 médailles en or, soit 90 % du métal doré remporté en cinq participations. Un record jamais égalé.

Au regard des performances réalisées par le passé, la prestation des athlètes camerounais en Australie était très attendue. Pour tenir la dragée haute à d’autres nations, il fallait au moins  égaler voire battre la performance réalisée il y a quatre ans, en atteignant au moins la barre des 7 médailles. Pour l’instant, il n’en est rien. Depuis l’ouverture des Jeux 2018 jusqu’au moment où nous mettions sous presse,  262 médailles dont 89 en or ont déjà été décernées.

Le Cameroun était absent du tableau jusqu’à ce que la vaillante haltérophile Clémentine Meukeugni Noumbissi offre son premier métal en bronze au pays des Lions indomptables. Si cet acte de bravoure est à saluer, ce n’est qu’une faible éclaircie dans la grisaille qui entoure la Cameroon Team. Des nouvelles chances de médailles dans des disciplines comme l’haltérophilie, l’athlétisme, le basketball et la boxe sont pratiquement nulles, avec l’élimination des derniers meilleurs espoirs.

Si des cas de blessures, le manque de fraicheur physique ou le niveau élevé des adversaires sont des paramètres à prendre en compte, ils ne sauraient justifier toutefois certaines attitudes qui relèvent de l’amateurisme. Visiblement, nos athlètes n’étaient pas bien préparés pour la bataille et cela s’est ressenti dans leurs performances.

A cinq jours de la fin des Jeux, le bilan est bien maigre pour la Cameroon Team qui avait occupé la 7è place au classement général en 2002 à Manchester. On espère que d’ici la baisse du rideau final, quelques exploits pourraient venir des athlètes  encore en compétition.

Histoire de booster le moral du groupe et améliorer  la position du Cameroun au classement final. Il faut pouvoir tenir son rang !