Affrontements de New Bell: les autorités calment le jeu

Une réunion de sécurité tenue hier à la mairie de Douala II pour faire le point de la situation

Un appel au calme. C’est ce qu’a lancé Denise Fampou, maire de Douala II, lors de la réunion de sécurité organisée hier, 16 mars 2017, dans ses services à New Bell, sous la présidence du gouverneur de la région du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua. Une réunion qui a regroupé les autorités administratives, les élus locaux, les chefs de quartier, chefs traditionnels, leaders religieux, représentants des communautés, etc. afin de prendre des mesures fermes contre ces gangs qui envahissent les quartiers de Douala et terrorisent les habitants. Un fait récurrent entre jeunes des quartiers KDD, Monkam, Nganguè, Babylone et autres, selon le sous-préfet de Douala II, Garba Bakari et d’autres intervenants.

La rencontre faisait suite à des incidents ayant secoué plusieurs quartiers de l’arrondissement pendant deux jours. Avec pour apogée des affrontements qui ont créé une atmosphère de guérilla urbaine, faisant vivre une nuit du mercredi 15 mars 2017 mouvementée aux habitants de New Bell, Nganguè et même d’une petite partie de Bonapriso, frontalière avec les deux premiers quartiers cités. Comme l’explique Charles A., vivant dans la zone située derrière l’Ecole des garçons : « Tout le monde courait dans tous les sens. Une rumeur a circulé disant que les gars de KDD et Monkam avaient des cocktails Molotov, qu’ils allaient s’attaquer à nos maisons. Alors chacun a cherché n’importe quoi pour sortir et les attendre de pied ferme. On a laissé les femmes et les enfants dans les maisons. Moi, j’avais un gourdin. »

Les forces de maintien de l’ordre et de sécurité ont elles aussi investi les quartiers concernés dans la nuit d’avant-hier pour mettre fin aux heurts. Et même jusqu’à hier, leurs véhicules continuaient à sillonner les rues. Quant aux habitants, si du côté de Babylone on a levé les barricades qui y étaient, des individus sont eux restés aux aguets pour prolonger une décision prise officieusement mercredi : les motos ne passent pas.

Les autorités ont donc promis de redoubler d’efforts pour mettre fin à tous ces agissements. En prenant des mesures qui ne s’arrêteront pas au seul arrondissement de Douala II. Mais déjà dans cette commune, on assure que les lois de la République seront appliquées. Il s’agira donc, entre autres, de détruire les différents foyers de banditisme, d’organiser le secteur des mototaxis, avec l’appui des forces de maintien de l’ordre.

Les recommandations

La réunion de sécurité d’hier a été l’occasion pour le gouverneur de la région du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, de faire quelques recommandations. On peut retenir notamment la nécessité de toujours rassembler des preuves une fois qu’on surprend un malfrat en flagrant délit. « Si vous attrapez un bandit avec une machette, filmez-le », a ajouté le gouverneur. Lors d’un procès, ces preuves permettront de montrer que le suspect a été pris en infraction. Dans la suite aussi, il faut mettre de côté la vindicte populaire : « Quand vous mettez la main sur un bandit, faites appel aux forces de l’ordre ».

Autre point important, réorganiser les comités de vigilance et les épurer en écartant les individus peu recommandables. Prendre des dispositions pour être toujours muni de sa carte nationale d’identité. Pour ceux qui ne seront pas en règle, les mesures liées aux problèmes d’immigration clandestine seront appliquées. Un aspect également primordial, le renseignement. « Les autorités administratives et les forces de maintien de l’ordre n’attendent que vos coups de fil. Vous constatez quelque chose dans un carrefour, signalez », a insisté Ivaha Diboua. Et à l’adresse de tous ceux qui étaient présents, il a conclu : « Renseignez à temps pour qu’on agisse à temps».

Ils ont dit ;

Samuel Dieudonné Ivaha Diboua,: « C’est une histoire de gangs, pas de tribus »

Gouverneur du Littoral

« Toute équivoque a été levée sur une supposée opposition entre tribus. Ça se passe entre des gangs. Je veux donc qu’on évacue rapidement toute idée d’une tribu contre une autre. Nous mettons en garde quiconque voudra tomber dans ce piège. Comme l’a dit Mme le maire, tous ceux qui sont à New Bell, Ngangue, sont des New-bellois. Et je ne suis pas venu à New Bell encadrer les gangs. Je suis venu les combattre. Je suis descendu ici pour régler un problème de bandits et de drogués. La loi portant sur la gestion du grand banditisme n’a pas encore été annulée. Elle nous permet de prendre certaines mesures conservatoires. Je vais les appliquer».

Ludovic Edouga: « Ces enfants sont généralement drogués »

Chef de 3e degré de New Bell Babylone

« Au niveau des quartiers, il faudrait que les comités de vigilance soient réactivés. Il faut identifier ces individus parce que nous sommes une population assez cosmopolite et ils en profitent. Ils sont dissimulés dans la population. Ils ont des points de repère qui sont identifiés. Et il faut relever que ces enfants sont généralement drogués. Donc il faudrait attaquer les zones de distribution de ces drogues disséminées dans New Bell. J’ai moi-même été victime d’agression mercredi soir, j’ai reçu un coup de gourdin à l’épaule, même s’il est vrai que j’ai pu arracher le gourdin. Nous vivons une psychose, mais nous n’allons pas les laisser. Nous allons agir, en collaboration avec les forces de maintien de l’ordre ».

Charles Elie Zang Zang: « Nous devons être modérés »

Jeune de Douala II

« Nous prions les parents de tenir une réunion avec les jeunes de notre arrondissement, parce qu’ils ont beaucoup de choses à dire. Il faudrait que les responsabilités soient reconnues et que chacun fasse son travail. Les foyers de création de ces mauvaises actions, on les connaît. Ce sont des endroits par exemple où on joue aux cartes, c’est dans les quartiers, tout le monde voit. On loue une maison à deux individus, ils se retrouvent 15 à l’intérieur par la suite, on ne fait pas remonter l’information. Samedi dernier, j’ai été molesté par quelqu’un et les gars du quartier ont voulu riposter. Je les ai stoppés. A un moment donné, il faut aussi que nous les jeunes, ayons des comportements modérés. Il faudrait que nous nous asseyions et que nous discutions tous ensemble sans langue de bois ».

Certification des diamants: le verdict des experts dans un mois

La mission du Processus de Kimberley a achevé son travail le week-end dernier après des descentes sur les sites d’extraction du diamant dans la Kadey.

Mission terminée au Cameroun pour les cinq experts du Processus de Kimberley (PK). « Le verdict de cette visite de revue sera connu au plus tard dans un mois », affirme Maurice Miema, président de la commission dépêchée par le PK. Il s’exprimait ainsi devant la presse, vendredi, dernier, sortant de trois heures d’échanges dans les locaux d’une centrale d’achat de diamant (Gems Africa Sarl) au centre-ville de Batouri. Ses quatre collègues et lui achèvent alors leur descente de 72 heures dans la région de l’Est et le département de la Kadey en particulier. La veille, jeudi 8 décembre, la commission s’est divisée en deux équipes pour visiter les sites actifs d’exploitation de diamant à Boumbé Bakari, Boumbé Château dans la commune de Kentzou et à Gbiti dans la commune de Kette.

A la lumière des échanges auxquels CT a assisté, avec les autorités administratives, les responsables des services déconcentrés du ministère des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique, les collecteurs, les artisans miniers et la centrale d’achat, tout montre que le système de certification du PK est très bien implanté au Cameroun. Reste deux défis majeurs. La simplification des bordereaux destinés aux artisans en tenant compte du confort intellectuel de ces derniers. Il faut qu’ils arrivent à remplir ces carnets aisément sans être obligés de se faire aider par d’autres personnes. Et le convoyage immédiat des feuillets au siège du secrétariat permanent du PK à Yaoundé. Par le passé, l’on attendait que tous les feuillets soient disponibles avant de les convoyer pour l’exportation.

Au sujet de la probable circulation du diamant interdit de la République centrafricaine sur le territoire camerounais, rien ne permet de l’affirmer. Ce sont des artisans de nationalité camerounaise qui sont sur les sites d’extraction en territoire camerounais, même si la frontière avec la RCA n’est jamais loin. Les registres de comptabilité de ces artisans sont bien tenus. Tout comme ceux des acheteurs (collecteurs). Et dernier argument mobilisé par Kisito Mvogo, secrétaire national permanent du PK au Cameroun, « La RCA produit 500 000 carats par an. Nous ne sommes qu’à 2500 ou 3000 carats. Si les allégations des Ong internationales étaient fondées, l’on constaterait une augmentation exponentielle de la production diamantifère du Cameroun ».

Agricultural Challenges: Croplife Cameroon Proffers Solutions

The Minister of Agriculture and Rural Development, Gabriel Mbairobe, on March 27, 2019, signed a partnership agreement with Croplife Cameroon in order to provide solutions to the different problems faced by the agricultural sector in Cameroon, notably pests and disease attacks. The organisation provides methods to fight against plant diseases and improve production while using harmless products for human health as well as the environment.

Croplife Cameroon has as mission to boost sustainable agriculture, train extension agents and wholesalers as well as the fight against counterfeit products and illegal trade. The organisation in collaboration with the Ministry has trained 4,975 persons in the country amongst whom are producers and traders of agricultural products. It has equally drawn up action plans to fight against autumn armyworms.

The convention signing is therefore the formalisation of activities that have been taking place between the Ministry and the organisation for years now. “The signing of this convention goes in line with the extension of actions taken by the government to attain agricultural objectives as recommended in the Growth and Employment Strategy Paper,” Minister Mbairobe said.

Speaking to the press after the meeting, the president of Croplife Cameroon, Henri Fosso said agriculture is an important aspect for economic growth. It is important to adopt safe farming methods that do not necessarily require the use of chemicals. “People need to know what they consume.” Henri Fosso said. Croplife Cameroon, he added, is there to watch and regulate the use of pesticides and ensure they are of good quality. This works towards better agriculture for healthy consumers.

Crise dans le TKC: la Ligue veut un comité provisoire

C’est la solution envisagée en attendant une nouvelle assemblée générale élective.

Un comité provisoire de gestion. Voilà ce que propose Pierre Semengue, président de la Ligue de football professionnel pour trouver une voie de sortie à la crise au sein du Tonnerre Kalara club. Dans un courrier adressé aux deux principaux protagonistes, le patriarche  Onambele Zibi et Essomba Many, Pierre Semengue leur demande de désigner chacun trois personnes pouvant faire partie de ce CPG. Celui-ci devra gérer le TKC en attendant la tenue d’une nouvelle assemblée générale élective.

C’est du moins la solution trouvée au terme des discussions menées en début de semaine entre les différents acteurs, sous l’égide de Bidoung Mkpatt, le ministre des Sports et de l’Education physique. Le mot qui revient le plus souvent est « consensus » entre les parties. Et qu’il s’agisse des camps Onambele Zibi ou Essomba Many, tout le monde s’accorde sur l’idée qu’il faut bien sortir de cette situation alambiquée. D’où la création d’un comité d’urgence qui a quelques jours pour trouver des solutions définitives. Même s’il est aujourd’hui difficile de savoir si les uns et les autres pourront mettre les rancœurs accumulées de côté.

Déjà, une rencontre en retard du club, qui n’a pas foulé les terrains depuis le début de la saison qui va entrer dans sa 9e journée, serait programmée pour ce vendredi. En attendant que le lieu soit déterminé, puisqu’on se souvient que le préfet du Mfoundi avait signé un arrêté interdisant au TKC de jouer tant que les problèmes ne seront pas résolus.

Cameroon-China Relations: The Future is Bright

Fruitful and beneficial cooperation ties between Cameroon and the People’s Republic of China will in the coming years witness a boom following the visit to Cameroon of Yang Jiechi, the Special Representative of the President of China, Xi Jinping from January 18- 19, 2019.

The Chinese senior official who is also the Member of the Political Bureau of the Central Committee of the Communist Party of China and Director of the Office of Foreign Affairs Commission of the Central Committee of the Communist Party of China summarized his official visit to Cameroon in a farewell declaration at the Yaounde-Nsimalen International Airport. In the presence of the Prime Minister, Head of Government, Joseph Dion Ngute.

Talking to the press Jang Jiechi said, Cameroon and China have decided to intensify cooperation in the economic, political, technological, education and security maintenance domains. He added that the two countries have also decided to enhance cooperation to consolidate a popular base between them. Yang Jiechi disclosed that China was ready to strengthen cooperation in other domains that include infrastructure, energy, construction of stadia, schools and health structures for the benefit of Cameroonian people.

He also declared that President Biya commissioned him to transmit his friendship and best wishes to the Chinese President Xi Jinping. The Chinese senior official said the two visits President Paul Biya paid to China in 2018 (official visit in March and participation in the Africa-China summit in September) all attest to the high esteem President Biya and the Cameroonian people have for China. Just like during his arrival, Prime Minister Dion Ngute accompanied Yang Jiechi to the foot of the plane that finally took off at 9:50 a.m.