Après l’assassinat d’un comptable à Yaoundé, la reconstitution des faits

Le nommé Nkouatcha Alain a été tué à son domicile au quartier Olong. Deux suspects entre les mains de la P.J.

Dans la nuit du 5 au 6 octobre, vers 23h, Alain Nkouatcha, la trentaine, est assassiné à son domicile au quartier Olong, non loin du campus de l’IAI. Au lendemain de ce crime crapuleux, son corps, perforé par une balle à l’abdomen, est retrouvé dans un  puits. Certains croient alors déceler des signes d’un règlement de compte. Mais,  il n’en a rien été, d’après la reconstitution des faits organisée sur le terrain mardi 18 octobre par le chef de la Division régionale de la police judiciaire pour le Centre (DRPJ), Aimé Raymond Evina et ses éléments. Le scénario fait plutôt état d’un braquage qui aurait mal tourné. 

Dans la scène, jouée par les suspects, les frères Jean Donald Z., 23 ans, et Dieudonné O. A., 18 ans, dans leurs rôles, menottes aux poignets, ainsi qu’aux pieds pour l’aîné, ils surgissent du champ situé près de la maison, un fusil à pompe au poing, lorsqu’Alain Nkouatcha, comptable dans un hôtel de Yaoundé, veut fermer la porte du salon, de retour du boulot. La réaction hésitante d’Alain Nkouatcha provoque la panique chez les malfrats. En s’enfuyant, Donald Ze ouvre le feu. La victime atteinte à l’abdomen crie et appelle ses voisins à l’aide en se traînant vers l’arrière de la maison. Peu après, ses bourreaux reviennent et portent le jeune homme, désormais inconscient, qu’ils jettent dans le puits situé dans la concession. Avant de s’en aller, les deux frères bloquent le puits  avec deux cadenas et s’emparent de quelques effets de leur victime (mallette, ordinateurs portable, desktop …) qu’ils chargent dans deux sacs de voyage. Ils feront d’abord escale dans le chantier qui jouxte la mini-cité dans laquelle se trouve leur chambre,  située à une cinquantaine de mètres du lieu du crime. Ils y entreprennent alors de brûler des documents, selon la consigne de leur commanditaire présumé. Il s’agirait d’un autre voisin, également interpellé et placé en garde à vue depuis le dimanche 9 octobre, soit trois jours après, à la suite de l’enquête ouverte par la police. 

Mardi dernier à Olong, les riverains ont été surpris par le sang froid affiché par leurs ex-voisins dont l’aîné se faisait souvent passer pour un homme en tenue. Le lendemain du meurtre, le plus jeune avait même, mine de rien, apporté un marteau pour aider la famille éplorée à casser les cadenas sur le puits.

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