Année scolaire 2017-2018: c’est bien parti !

Plus de 4,5 millions d’élèves ont effectué hier, lundi 4 septembre, leur rentrée, marquée par une mobilisation peu commune de la communauté éducative pour un retour à l’école dans les régions anglophones. Pas facile pour les anciens élèves de rompre avec les vacances, et pour les nouveaux de prendre langue avec cette institution inventée par Charlemagne. Entre joyeuses retrouvailles de vieux camarades, et larmes de novices, chacun y est allé à son rythme. Néanmoins, en ville comme en campagne, la reprise a été effective et sereine, même si elle est restée timide en quelques lieux ; du fait des limites de certaines familles dans la préparation de l’événement.

Hier encore dans des établissements, des parents en quête de recrutement, inscription ou transfert pour leur progéniture étaient en effet visibles, dossiers vissés sous les bras. « Je viens de déménager dans un nouveau quartier. Du coup, l’établissement qu’a fréquenté mon fils ces cinq dernières années se retrouve bien loin. J’aimerais le rapprocher de la maison, raison pour laquelle je viens solliciter une place dans ce lycée », explique une mère de famille anxieuse. Anxieux sont de nombreux autres parents et leurs enfants ce lundi de rentrée. En cause, le manque de fournitures scolaires. « Mes parents ont fait des pieds et des mains pour que je commence les classes en même temps que les autres, mais il me manque encore beaucoup de livres et des cahiers. Ils ont promis les acheter au fur et à mesure qu’ils disposeront de l’argent », avoue Jeannette K., élève du lycée Charles Atangana.

De l’argent, sieur Silienou E., parent, en dispose bien, mais n’arrive cependant pas à mettre la main sur des ouvrages de la collection « Les lauréats » au programme de plusieurs de ses enfants. « Dans les librairies, on dit que la collection est en rupture de stock. L’éditeur serait encore à l’imprimerie et les ouvrages ne seront disponibles que d’ici à la fin de la semaine », soutient-il. Dans les établissements scolaires heureusement, les responsables font preuve de compréhension. « Nous avons autorisé nos élèves à commencer, prêts ou pas. Beaucoup ne disposent par exemple pas encore de l’uniforme scolaire actuellement en manque. Les élèves peuvent venir en civil en attendant : nous ne sommes pas sans cœur », assure un principal de collège au quartier Etoudi, à Yaoundé.

De quoi rassurer élèves et parents. Sur ce chapitre, les pouvoirs publics ont également joué leur partition. Ici et là, différentes autorités, des gouverneurs de région aux inspecteurs d’arrondissement, en passant par les délégués régionaux et départementaux des ministères en charge du secteur de l’éducation, ainsi que les forces de sécurité, sont descendues sur le terrain s’assurer que la mayonnaise prend.

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